
Un inizio minimalista per questo blog con Vides, esposizione del Centre Pompidou, una retrospettiva sul « vuoto » nell’arte, con l’obiettivo di riproporre una selezione delle mostre più significative consacrategli, da quella leggendaria di Yves Klein del 1958 fino ad oggi. L’idea era di iniziare il blog con un esercizio sull’arte meno arte, sulla negazione del concetto di arte come rappresentazione e oggetto, sulla privazione: sul nulla, di fronte ad uno spazio vuoto e delle pareti bianche. La mostra si è conclusa qualche giorno fa. Resta il valore simbolico del gesto. Dopo le spiegazioni preliminari, la mostra si presentava come una serie di sale vuote, ognuna « uguale » all’altra. I cartellini all’entrata di ogni sala permettevano di « identificare » la mostra in questione.
Un commencement minimaliste pour ce blog avec Vides, une exposition du Centre Pompidou, une rétrospective autour du »vide » dans l’art, avec comme objectif, celui de proposer une sélection des expositions les plus marquantes lui consacrées, à partir de celle, légendaire, d’Yves Klein en 1958, jusqu’à aujourd’hui. L’idée était de commencer le blog par un exercice autour de l’art le moins « art, sur la négation du concept d’art come représentation et objet, sur la privation : sur le néant, face à un espace vide et des murs blancs. L’exposition est terminée il y a quelques jours. Il reste la valeur symbolique du geste. Après une explication initiale, elle se présentait comme une série de salles vides, toutes « pareilles ». Les cartels à l’entrée de chaque salle permettaient d’identifier l’exposition dont était ici question.
Aggirandomi tra le sale spoglie, i miei pensieri oscillavano tra il concettuale e il pragmatico. Avrei tanto voluto volare alto, riflettere sulla sensibilità e lo spazio, sulle molteplici valenze del nulla, sulla presenza attraverso l’assenza, sul radicalismo polemico del gesto artistico, lasciarmi guidare dal mio lato più intellettual-cogitante ma ero perseguitata dal mio lato più prosaico. Non potevo fare a meno di pensare a questa mostra – più maliziosamente – come a un simbolo oppure, peggio, a un prodotto di una cultura in tempo di crisi. Crisi di contenuti ma anche e soprattutto budgetaria. La mostra è beninteso itinerante. Resta da immaginare come si trasporta, il vuoto. Se si assicura, il vuoto. E mi chiedevo. Non è che sotto la patina del « gesto inedito e coraggioso » mi stanno vendendo un’operazione commerciale « profit » al cento per cento? Nel bel mezzo dei miei pensieri, vengo interrotta dalla conclusione a voce alta di uno studente adolescente ancora più pragmatico. Sospira irriverente guardandosi attorno « Au moins, ce n’est pas moche! » Beata gioventù.
Me promenant dans les salles dépouillées, mes pensées basculaient entre le conceptuel et le pragmatique. J’aurais tellement aimé m’envoler lyriquement, réfléchir sur la sensibilité et l’espace, sur les multiples valeurs du néant, sur la présence à travers de l’absence, sur le radicalisme polémique du geste artistique, me laisser guider par mon côté plus intello-cogitatif mais j’était poursuivie par mon côté prosaïque. Je ne pouvais pas à m’empêcher de penser - avec un peu de malice - à cette expo comme à un symbole ou, pire, comme à un produit d’une culture en temps de crise. Crise de contenus et surtout crise budgétaire. L’expo est bien sûr itinérante. Il reste à imaginer comment ça se transporte, le vide. S’il existe des assurances, pour le vide. Je me demandais. Ce n’est pas que sous le voile du « geste inédit et courageux » ils sont en train de me vendre une opération commerciale « profit » au cent pour cent? La conclusion à voix haute d’un lycéen encore plus pragmatique me détourne de mes pensées. Il soupire en se regardant autour : « Au moins, ce n’est pas moche! ». Heureuse jeunesse.

Sono stata attratta in particolare dal cartellino della mostra di Art & Language del 1966-67 in cui si leggeva che l’opera fa parte della collezione di Monsieur M… Fare del Vuoto un’opera d’arte, oggetto commerciale, venderlo e comprarlo, renderlo oggetto da collezionare. È la magia del gesto artistico e della sua potenza creatrice, capace di forgiare, trasfigurare qualsiasi materia, anche la più volatile.
La mostra sarà stata un’occasione di riflessione ma resta un po’ di scetticismo. È legittimo trascurare il carattere effimero, volutamente episodico di quelle azioni artistiche senza violentarne l’essenza? Le istituzioni pubbliche si appropriano, fagocitando, dei gesti e delle espressioni più radicali: non è questo il segno inequivocabile della perdita di ogni carica rivoluzionaria e polemica? Non è esponendola in un quadro ufficiale che la si demonizza e ne si dichiara la fine?
J’ai été attirée en particulier par le cartel de l’expo de Art & Language du 1966-67 où on lisait que l’oeuvre fait partie de la collection d’un certain Monsieur M… Faire du Vide une oeuvre d’art, un objet commercial, à vendre et acheter, le rendre un objet de collection. C’est la magie du geste artistique et de sa puissance créatrice , capable de transformer et transfigurer toute matière, même la plus volatile.
Cette expo a été une occasion de réflexion mais il reste du scepticisme. Est-il légitime de négliger le caractère éphémère de ces actions artistiques sans en violer l’essence? Les institutions publiques s’approprient des gestes et des expressions les plus radicaux : n’est-il pas le signe inéquivocable de la perte définitive de toute charge révolutionnaire et polémique? N’est-il pas en les exposant dans un cadre officiel qu’on en déclare la fin?
Vides. Une rétrospective, Centre Pompidou du 25 février au 23 mars 2009





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