
« La finestra sul cortile » di Hitchcock è un classico, una fonte d’ispirazione. Voyeurismo, ricerca sociologica, o semplice passatempo? Adoro osservare e dai dettagli ricostruire una storia. Un insieme di tutto questo e molta immaginazione. L’erba del vicino è sempre più verde. L’occhio mi cade oltre la finestra, sul vicino di fronte, lo osservo e mi ritrovo a cercare d’immaginare la sua vita. Rapidamente una punta di invidia si insinua. Perché dopo una rapida e superficiale analisi, mi appare chiaro che l’idillio urbano sia lì, al di là della strada, proprio di fronte. In un appartamento con un balcone soleggiato, dove un uomo, piacente, i capelli brizzolati, si gode il sole pomeridiano sulla sua sdraio. Ha l’aria visibilmente soddisfatta, è probabilmente architetto, ingegnere, un libero professionista, attività che gli consente questi momenti di relax « chez soi ». Rilassato ma non troppo, non perde tempo, non « sconnette », approfitta di questo stacco per parlare al cellulare. Il balcone, una ragazza bella e giovane e un gatto ultra-peloso, che la giovane donzella pettina sul balcone. È troppo per me e il mio ego già sofferente di pseudo-intellettual-precaria. È uno di quei tipici parisiens che a qualsiasi festa eviterei come la peste. Perché non si può reggere il confronto con loro, in questa città in cui la soddisfazione deve essere sempre stellare, l’entusiasmo esagerato : come farei alla fatidica domanda « Qu’est-ce que vous faites dans la vie »?. È troppo perfettino.
Devo dunque cedere ? L’erba del vicino è sempre veramente più verde?
Un dubbio mi sfiora, c’è ancora una possibilità di salvarmi: e se avesse l’alito pesante? E se fosse di una noia soporifera? E se non sapesse ballare? E se la leggiadra donzella lo tradisse?
Tutto è questione di apparenza e di sostanza.
« Fenêtre sur cour » d’Hitchcock est un classique, source d’inspiration. Voyeurisme, recherche sociologique ou simple passe-temps? J’adore observer et à partir des détails reconstruire des histoires. C’est un peu tout ça et beaucoup d’imagination. L’herbe du voisin est toujours verte. L’oeil tombe au-delà de la fenêtre, sur le voisin d’en face, je l’observe et me retrouve à essayer d’imaginer sa vie. Rapidement, une pointe d’envie s’installe. Parce qu’après une analyse rapide et superficielle, il me semble clair que l’idylle urbaine se trouve là, au-delà de la rue, juste en face. Dans un appartement avec un balcon ensoleillé où un homme, plaisant, les cheveux grisonnants, jouit du soleil de l’après-midi sur sa chaise longue. Il a l’air visiblement satisfait, avec ses lunettes de soleil, il est probablement architecte, ingénieur, un travailleur indépendant, ce qu’il lui permet ces moments de relax chez soi. Relaxé « ma non troppo », il ne perd pas son temps, il ne déconnecte pas, il profit de ce break pour parler à son portable. Le balcon, une amie belle et jeune et un chat ultra poilu que la jeune beauté brosse sur le balcon. C’est trop pour moi et mon ego déjà souffrant de pseudo-intello-précaire. Il est un de ces parisiens typiques qu’à n’importe quelle fête je fuirais comme la peste. Parce qu’on ne peut pas soutenir une confrontation avec, dans cette ville où la satisfaction doit être toujours exceptionnelle et l’enthousiasme exagéré : comment ferais-je à la question fatidique « Qu’est-ce que vous faites dans la vie? ». Il est trop « perfettino ».
Dois-je céder donc? L’herbe du voisin est-elle toujours vraiment verte?
Un doute m’effleure, il y a encore une possibilité de me sauver : et si son haleine est insupportable? Et s’il est un ennuyeux soporifique? Et s’il ne sait pas danser? Et si la jeune beauté le trahit?
Tout est question d’apparence et de substance.





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