The Pleasure of Being Robbed, un film de Josh Safdie, États-Unis 2008 (1h10) avec Eleonore Hendricks, Josh Safdie.
New York et ses rues, ses passants. Une jeune fille virevolte dans la ville, sans aucune direction apparente, rêveusement. Une flâneuse à la curiosité obsessive qui la pousse à s’approprier de façon compulsive des sacs des autres, à fouiller parmi les objets découverts, absorber des flashs de vie. Découvrir un nouveau parfum sur un foulard, essayer une crème main d’une inconnue, conduire sa voiture, goûter ses bonbons, découvrir les cadeaux d’autres, regarder des photos d’inconnus. Elle rentre avec une élégance légère et gourmande dans l’intimité des autres et s’envole avec la même légèreté, toujours insaisissable. Le vol : métaphore de l’art ? Eleonore Hendricks, actrice et coscénariste du film, était photographe au moment où elle connut Josh Safdie, le réalisateur : elle prenait à la sauvette des portraits d’inconnus lors des castings. L’inspiration comme un vol : elle volait des images précieuses, des instants d’une vie.
Un film lo-fi, caméra à la main, immédiat mais toujours élégant et soigné qui nous plonge dans le lyrisme des choses simples, vraies. Un film qui puise dans la limite de ses moyens le secret de sa réussite. Flâneuse-voleuse de vies, une démarche qui sonne vaguement familière à mes oreilles. Le plaisir d’être volé et de voler (métaphoriquement parlant, bien sûr).
New York con le sue vie, i suoi passanti. Una giovane ragazza si aggira sognante per la città, senza nessuna direzione apparente. Una flâneuse dalla curiosità ossessiva, che la spinge ad appropriarsi compulsivamente delle borse degli altri, a frugare tra gli oggetti scoperti, assorbire flash di vita. Scoprire un nuovo odore su un foulard, provare una crema per mani di una sconosciuta, guidare la sua macchina, assaggiare le sue caramelle, scoprire i regali di altri, guardare delle foto di sconosciuti. Entra con un’eleganza leggera e golosa nell’intimità degli altri e svanisce con la stessa leggerezza, sempre inafferrabile. Il furto: metafora dell’arte? Eleonore Hendricks, attrice e co-sceneggiatrice del film, era fotografa al momento in cui conobbe Josh Safdie, il regista: prendeva alla sauvette i ritratti di sconosciuti durante dei casting. L’ispirazione come un furto, rubava preziosi immagini, istanti di vita.
Un film lo-fi, camera alla mano, immediato ma sempre elegante e curato, che ci fa immergere nel lirismo delle cose semplici, vere. Un film che trova nel limite dei suoi mezzi il segreto del suo successo. Flâneuse-ladra di schegge di vita, una démarche che suona come vagamente familiare alle mie orecchie. Il piacere di farsi rubare e di rubare (metaforicamente parlando, bien sûr).





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[...] adoré The Pleasure of Being Robbed de Josh Safdie. Et j’aime le nouveau film signé Josh et Benny [...]
[...] de l’art et du plagiat. Une suggestion. L’art est l’art de voler (savamment). Et du plaisir d’être volé, pourquoi [...]
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