voisinReflexe

Un’altra storia alla Hitchcock. Nelle mattine di sole, quando la luce entra di soppiatto fino ad inondare il salotto, di solito mi trovo seduta al tavolo, mezz’addormentata. Gusto lentamente la mia colazione, sorseggiando il tè, ascoltando le notizie alla radio e guardando fuori il cielo.

E mi accade spesso di intravvedere una presenza familiare lì, al di là della finestra. Inizialmente con imbarazzo e oramai con un sorriso, posso scorgere in un vetro del palazzo di fronte il riflesso di un uomo disteso al sole. D’abitudine è senza veli, da cui il mio primo, giustificato forse, imbarazzo. Spettatrice mio malgrado, complice di un intricato gioco di riflessi. Condividiamo, a sua insaputa e a distanza, questi momenti – ahimé sì rari a Parigi – di sole mattutino, ognuno intento nel suo rito. Mentre io mi godo il sole, seduta sorseggiando il mio tè, lui si gode il sole leggendo il giornale con un tè o un caffè (?). Ma io, al suo confronto, devo ammettere con umiltà, di essere solo un’edonista dilettante. Il mio vicino sconosciuto e inconsapevole, è un vero professionista dei piccoli piaceri. Spalancate le finestre, accosta il letto il più possibile, per immergersi completamente e comodamente nella luce e ricevere al meglio il suo bagno di sole. Quel sole mattutino che scalda timidamente la pelle, quel calore piacevole accentuato dall’aria frizzante del mattino.

Une autre histoire à la Hitchcock. Dans les matins ensoleillés, quand la lumière rentre à la sauvette jusqu’à inonder le salon, d’habitude je suis assise à table, moitié endormie. Je goûte lentement mon petit-déjeuner, sirote mon thé en écoutant les infos à la radio, regardant le ciel, dehors.

Et il m’arrive souvent d’entrevoir une présence familière là-bas, au-delà de la fenêtre. Initialement avec embarras et désormais avec un sourire, je puis apercevoir dans une vitre de l’édifice d’en face le reflex d’un homme allongé au soleil. D’habitude il est sans voiles, d’où mon premier, peut-être justifié, embarras. Spectatrice malgré moi, complice d’un jeux embrouillé de réflexes. Nous partageons, à son insu et à distance, ces moments – ô combien rares à Paris – de soleil matinal, chacun occupé dans son rite. Alors que moi je profite du soleil, assise, buvant mon thé, lui il profite du soleil en lisant le journal avec un thé ou un café (?). Mais moi, par rapport à lui, j’avoue avec humilité, je ne suis qu’une hédoniste dilettante. Mon inconnu et inconscient voisin, lui, il est un vrai professionnel des petits plaisirs. Les fenêtres grandes ouvertes, il approche son lit le plus possible, afin de plonger complètement et confortablement dans la lumière et recevoir le mieux possible son bain de soleil. Ce soleil matinal qui réchauffe timidement la peau, cette agréable chaleur accentuée par l’air pétillant du matin.