Los abrazos rotos (Étreintes brisées), de Pedro Almodovar, Espagne, 2009 (2h07) avec Penelope Cruz, Lluis Homar, Blanca Portillo

Gli abbracci spezzati. Un film denso che parla con sensibilità di passioni travolgenti, di opposti e coincidenti sentimenti che Almodovar sovrappone nella loro espressione più estrema: amore e odio come vita e morte. Gli abbracci spezzati come la fotografia strappata di due amanti, immagine viva di un amore infranto. Come i corpi dei due amanti ritrovati abbracciati a Pompei nella sequenza di Viaggio in Italia di Roberto Rossellini del 1954 citata nel film. Sorpresi dalla furia del vulcano, uniti per sempre nella morte. Un film denso di riferimenti e livelli di lettura, citazioni aperte ai classici della filmografia, da Rossellini a Notorious di Hitchcock a Otto e mezzo di Fellini. E un’autocitazione in puro stile Almodovar, lavoro d’introspezione su se stesso e la propria opera di regista, un film nel film remake di Donne sull’orlo di una crisi di nervi.

Il film traccia una riflessione sul mestiere di regista vista dal buio della cecità, il più terribile dei destini per chi vive del flusso di immagini, ispirazione e nutrimento. Cosa resta del film oltre il suo essere immagini in movimento? Cosa resta del regista privato del suo occhio? Il cammino verso l’accomplimento della propria opera si afferma come necessaria urgenza. Segue percorsi tortuosi, senza guida possibile, nemmeno i propri occhi, solo l’istinto. Fare film, comunque, anche brancolando nel buio, anche « alla cieca » come suggella il protagonista nel finale.

Étreintes brisées. Un film dense qui parle avec sensibilité de passions irrésistibles, de sentiments opposés et coïncidents qu’Almodovar superpose dans leur expression la plus extrême: l’amour et la haine comme la vie et la mort. Étreintes brisées comme la photographie déchirée de deux amants, vive image d’un amour en éclats. Comme les corps des deux amants retrouvés enlacés à Pompéi dans la séquence de Voyage en Italie de Rossellini de l’année 1954, citée dans le film. Surpris par la furie du vulcain, unis dans la mort pour toujours. Un film dense de références et de niveaux de lecture, citations ouvertes aux classiques de la filmographie, de Rossellini à Notorious de Hitchcock à Huit et demi de Fellini. Et une autocitation en pur style Almodovar, un travail d’introspection sur soi-même et son propre œuvre de réalisateur, un film dans le film remake de Femmes au bord de la crise de nerfs.

Le film trace une réflexion autour du métier de réalisateur, vue de l’obscurité de la cécité, le plus terrible des destins pour celui qui vit dans le flux des images, inspiration et nourriture essentielle. Que reste-t-il du film au-delà de son être « images en mouvement »? Que reste-t-il d’un réalisateur aveugle? Le chemin vers l’accomplissement de son propre œuvre s’impose comme une urgence vitale. Il suit des parcours tortueux, sans guide possible, sans même ses propres yeux, l’instinct seul. Faire le film, malgré tout, même à tâtons dans le noir, même « à l’aveuglette » comme scellé par le protagoniste à la fin du film.