
Rue Broca, Paris 13ème
Seguendo le tracce del lento riversarsi del museo verso la strada, incontro un ritratto di Gustav Klimt rivisitato da Artiste-ouvrier (artista operaio). Mi colpisce il contrasto stridente fra l’eleganza ornamentale degli ori e delle stoffe, degli accostamenti cromatici di un preziosismo da mosaico bizantino dell’opera originale e la reinterpretazione da parte di un artista (autoproclamatosi proletario e quindi in aperto conflitto) su un muro di strada. Eseguito attraverso uno stampo, il graffito policromo ricrea l’atmosfera caleidoscopica originaria ma gli inserti armonici, l’accostamento sofisticato di zone di colore e di materia di Klimt sono qui sostuiti da dei tagli, gesti e movimento di una violenza alla Van Gogh con un risultato punk-gotico. Le immagini di stanca eleganza aristocratica sopravvivono come decoro urbano nella città del XXI secolo.
En suivant les traces du lent déversement du musée vers la rue, je rencontre un portrait par Gustav Klimt revu par Artiste-ouvrier. Je suis frappée par le contraste criard entre l’élégance ornementale des ors et des tissus, des associations chromatiques à la préciosité d’une mosaïque byzantine de l’œuvre originale et l’interprétation de la part de l’artiste (qui s’autoproclame prolétaire et qui est donc en conflit ouvert) sur un mur de rue. Pochoir polychrome, il recrée l’atmosphère kaléidoscopique originaire mais les insertions harmoniques, le rapprochement sophistiqué de zones de couleurs et de matières de Klimt sont ici remplacés par des fissures, des gestes de coupure et mouvement d’une violence à la Van Gogh avec un résultat punk-gothique. Les images d’une élégance aristocratique désormais fatiguée survivent comme décor urbain dans la ville du XXI siècle.
PS.
Sullo stato della street art e dei graffiti in Italia: interessanti quanto sconfortanti aggiornamenti qui. Sur le statut du street art et des graffiti en Italie: une mise à jour intéressante et désespérante ici.




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3 Commentaires
bonjour

merci pour cette analyse au vitriol de mon pochoir qui du reste me convient tout à fait; Le côté punk gothique m’a fait beaucoup rire car ce n’est sans doute pas complétement faux. En fait j’aime beaucoup votre point de vue d’après l’analyse du’ne seule oeuvre murale vous avez déduit astucieusement pas mal de choses. Je voudrais juste peut-être nuancer le syllogisme sous-jacent à ouvrier donc prolétaire donc en conflit ouvert
en fait je ne suis pas un prolétaire puisque je n’ai pas de patron mais je suis bien un manuel puisque je suis peintre pochoiriste mais étant mon propre patron j’ai résolu mon problème d’insertion dans la société avec laquelle je ne suis pas en conflit ouvert!
Néanmoins je suis content de votre interprétation car elle prouve qu’au niveau symbolique je continue tout de même à questionner cette société, allant même jusqu’à espérer effectivement une nouvelle sécession
merci encore pour ce papier
Artiste-Ouvrier
flickr.com/artouvrier
Un ouvrier patron de soi-même et artiste, vous êtes l’incarnation même de la révolution en marche! J’ai poussé à la limite et ironiquement le syllogisme, j’aimais beaucoup le paradoxe de la figure de l’artiste-prolétaire… En tout cas, je vous remercie de votre réaction si aimable ! Entre autre, j’ai su seulement ensuite que vous exposiez cette été à Treigny chez Monique (que j’ai eu l’occasion de rencontrer par le biais d’amis artistes), je crois que j’irai jeter un coup d’œil, tellement c’est beau chez elle! Tenez-moi au courant de votre activité et à bientôt!
prochaine expo à caen annoncée sur http://www.flickr.com/art-ouvrier
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