
La vie romantique, objet volatile de musée, au Musée de la Vie Romantique : les objets, les tableaux sont le décor, le vrai objet conservé est ce je-ne-sais-quoi de « romantique ». Romantisme dans sa version édulcorée, moins sublime et plus lyrique. C’est l’air qu’on y respire. L’intime et le recueilli. C’est l’air de Chopin qui flotte sur les souvenirs de George Sand, un clin d’œil aux sentimentaux. Ce sont les velours colorés, de ces couleurs chaudes, les papiers peints aux murs – très british, ce genre bien précis de kitsch qui rappelle universellement maison. Les tapis qui adoucissent chaque pas. C’est la citronnade au salon de thé dans le jardin. Ce sont moins les verres en plastique où la citronnade est servie. Encore moins la paille en plastique avec laquelle on sirote nonchalamment la citronnade. Ce sont plus les chaises et les tables en fer battu, à l’ombre des feuillages. C’est un saut dans le temps, presque parfait.
La vita romantica, oggetto volatile da museo, al Musée de la Vie Romantique: gli oggetti, i dipinti sono il decoro, il vero oggetto che vi si conserva è quel “non so che” di “romantico”. Romanticismo nella sua versione più edulcorata, meno sublime e più lirico. È nell’aria che si respira. L’intimo e il raccoglimento. È l’aria di Chopin che aleggia sui ricordi di George Sand, una strizzatina d’occhio ai sentimentali. Sono i velluti colorati, i colori caldi, la carta da parati sui muri, molto british, quel genere speciale di kitsch che ricorda universalmente casa. I tappeti che ammorbidiscono ogni passo. È la limonata nel salone da tè nel giardino. Lo sono meno i bicchieri di plastica in cui la limonata è servita. Ancora meno la cannuccia in plastica con cui si sorseggia con nonchalance la limonata. Lo sono di più le sedie e i tavoli in ferro battuto, all’ombra delle foglie. È un salto nel tempo quasi perfetto.





Musée de la Vie Romantique, 16 rue Chaptal, Paris 9ème arrondissement





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4 Commentaires
ça alors! Un autre blog franco-italien! C’est si rare! Et je vois que nous parlons toutes deux de voyage dans le temps et de papier peint aujourd’hui! Merci de ton passage sur mon blog qui m’a permis de connaitre le tien, si bien écrit, si bien illustré! A presto!
C’est drôle, nous avons fait le même voyage, même si à l’envers: toi de la France à l’Italie, moi de l’Italie à la France, pour se retrouver à la fin virtuellement « sdoppiate ». Merci à toi de ton passage, ton blog a été une très agréable découverte! A presto!
@ l’armadio del delitto: malheureusement je viens de m’apercevoir qu’il a un point décisif qui nous sépare: le sarouel. Personellement, j’adooooore!!
Hihi! En réalité, toute cette histoire autour du sarouel est né dans un groupe de blogueuses parisiennes (je suis l’exception non-parisienne) qui cherchaient une malediction efficace: l’une d’entre elles a lancé l’idée de devoir porter le sarouel pour toujours. L’idée était tellement farfelue que le sarouel est devenu un symbole de notre groupe. Par la suite, nous avons découvert que l’une d’entre nous adorait les sarouels! On en rit encore!
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