
Il brutto sta al bello come il formaggio alle pere. Ho deciso di lasciare in futuro spazio alla bruttezza. Perché la bruttezza fa parte integrante della bellezza. Perché è una categoria spirituale sottovalutata, bistrattata, che si suole spazzare diligentemente sotto il tappeto, per nasconderla agli occhi. Perché la bruttezza è entrata, di fatto, a far parte dell’estetica artistica contemporanea. Perché, di conseguenza, bellezza e bruttezza sono due categorie reciprocamente necessarie, a volte intercambiabili, spesso confuse, il più delle volte inconciliabili. “È bello il brutto e brutto il bello” scriveva Shakespeare. Il brutto può essere il bello. “Dal letame nascon fiori”, diceva Fabrizio De André. Per lo più, tautologicamente, il brutto rimane il brutto. Con sottile ma crassa ipocrisia e con certo pudore, in un atteggiamento tra il frivolo, l’indulgente, l’ignorante e il supino, si nega spesso la qualificazione di “brutto” (brutto per dire brutto) ad opere, oggetti, creazioni, progetti che lo meriterebbero con grande prestigio e persino un certo entusiasmo. Leggendo recensioni e critiche – di film, di mostre, di artisti ignobili a mio parere, e secondo certi canoni oggettivi – succede di incupirmi a causa di questa “leggerezza” di giudizio e poi, non trovando risposte alla vacuità dei propositi, di mettermi a congetturare di presunti complotti orditi da una fantomatica “lobby critica”, manovrante nel buio, organizzando il coro di lodi e le acclamazioni degli orrori. Rivendico l’imperativo del giudizio estetico, necessario metro di conoscenza del mondo. Classificherò tutto, nelle umane creazioni, secondo una visione esteticamente manichea: il brutto e il bello. Senza pietà.
Le laid est au beau ce qui est le fromage à la poire. J’ai décidé de laisser dans l’avenir place à la laideur. Parce que la laideur fait partie à part entière de la beauté. Parce qu’il s’agit d’une catégorie spirituelle sous-estimée, boudée, qu’on a coutume de balayer sagement sous le tapis afin de la cacher aux yeux. Parce que la laideur est rentrée, de facto, au sein de l’esthétique artistique contemporaine. Parce que, par conséquent, beauté et laideur sont deux catégories réciproquement nécessaires, parfois interchangeables, souvent confondues et la plupart du temps inconciliables. « Horrible est le beau, beau est l’horrible » écrivait Shakespeare. Le laid peut être le beau. « Sur le fumier naissent les fleurs » disait Fabrizio De André. Le plus souvent, tautologiquement, le laid demeure le laid. Avec une subtile mais crasse hypocrisie et une certaine pudeur, avec une attitude entre le frivole, l’indulgent, l’ignorant et le soumis, on nie souvent la qualification de « laid » (laid pour dire laid) aux œuvres, objets, créations, projets qui le mériteraient avec grand prestige et jusqu’à un certain enthousiasme. En lisant les critiques – de films, d’expositions, d’artistes ignobles, en mon opinion, mais aussi selon des critères objectifs – il m’arrive de sombrer à cause de cette « légèreté » de jugement et puis, ne trouvant pas de réponses à la vacuité des propos, de me voir supposer des présumés complots dessinés dans l’ombre par une fantomatique « lobby critique », oeuvrant dans l’obscurité, organisant le chœur des louanges et les acclamations des horreurs. Je revendique l’impératif du jugement esthétique, mètre nécessaire de connaissance du monde. Je classifierai tout dorénavant, toutes les humaines créations, selon une vision esthétiquement manichéenne : le laid et le beau. Sans pitié.





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