Takeshi Kitano ha un genio proteiforme, libero da complessi. Non si dà e non ha limiti, segue l’istinto, senza timori riverenziali, crea e tocca tutto, insaziabile. Una libertà creativa catarchica che ridisegna i confini dell’arte, ingarbuglia gli stereotipi e le idee preconcette, le definizioni e obbliga lo spettatore a misurarsi con il concetto stesso di arte. L’approccio di Kitano è anti-dogmatico. Anti-snob. Ha una carica eversiva positiva capace di spazzare via tutte le categorie e tutte le aspettative e rifondare una nuova estetica. Gosse de peintre (Figlio di pittore) è una mostra per adulti (anche se tanti genitori ci portano i loro bambini) costellata da una “serie di sogni”. È un percorso di rieducazione dell’adulto allo spirito bambino: a provare lo stesso stupore infantile, la stessa libertà, lo stesso istinto libero da filtri (da sovrastrutture mentali) dei bambini. Rifonda l’arte in quanto gioco, terribilmente serio, ma pur sempre gioco. Si muove in tutti i sensi. Modella una fauna propria e delle creature di fantasia, semina lo spazio di creature e demoni tradizionali giapponesi, elabora teorie nei campi più disparati (dall’estinzione dei dinosauri, alla teoria delle probabilità, alla concezione del tempo, all’invenzione di un meccanismo di pittura casuale sul modello dell’action painting di Pollock) e coinvolge lo spettatore in una partecipazione attiva, fisica. Il riso, il divertimento sono una prerogativa dell’approccio estetico. L’arte diventa un mondo da sogno che non ha bisogno di essere compreso ma che va gustato, sperimentato senza complessi. Una fecondità artistica che investe ogni campo: televisione, cinema, pittura, scultura. Kitano mescola e alterna i linguaggi e i livelli di espressione con destrezza, con l’eleganza di un equilibrista. Passa da programmi televisivi deliranti al sublime cinematografico, dalla violenza cieca non priva di umorismo all’onirismo poetico. Come un bambino.
Takeshi Kitano possède un génie protéiforme, libre de complexes. Il ne se donne pas de limites et il n’en a pas, il suit l’instinct, sans craintes, il crée et touche à tout domaine, il est insatiable. Une liberté créative cathartique qui redessine les confins de l’art, brouille les stéréotypes et les idées préconçues, les définitions et oblige le spectateur à se mesurer avec le concept même d’art. L’approche de Kitano est anti-dogmatique. Anti-snob. Il a une charge éversive positive capable de balayer toutes les catégories et toutes les attentes et refonder une nouvelle esthétique. Gosse de peintre est une exposition pour les adultes (même si beaucoup de parents y amènent leurs enfants) constellée par une « série de rêves ». C’est un parcours de rééducation de l’adulte à l’esprit des enfants : à essayer la même stupeur enfantine, la même liberté, le même instinct libre de filtres (de superstructures mentales) des enfants. Il refonde l’art en tant que jeu, terriblement sérieux, mais jeu tout de même. Il bouge dans tous les sens. Il façonne une faune à soi et des créatures de fantaisie, dissémine l’espace avec des créatures et des démons traditionnels japonais, élabore des théories dans les domaines les plus disparates (l’extinction des dinosaures, la théorie de la probabilité, la conception du temps, l’invention d’un mécanisme de « peinture casuelle » sur le modèle de l’action painting de Pollock) et entraîne le spectateur en une participation active, physique. Le rire, le divertissement, sont une prérogative de l’approche esthétique. L’art devient un monde de rêve qui ne nécessite pas d’être compris mais qu’il faut goûter, expérimenter sans complexes. Une fécondité artistique qui investit tous les domaines : la télévision, le cinéma, la peinture, la sculpture. Kitano mélange et alterne les langages et les niveaux d’expression avec aisance, avec l’élégance d’un équilibriste. Il passe de programmes télévisés délirants au sublime cinématographique, de la violence aveugle tintée d’humour à l’onirisme poétique. Comme un enfant.
Beat Takeshi Kitano, Gosse de peintre, Fondation Cartier pour l’art contemporain, 261 bld. Raspail, Paris 14e, du 11 mars au 12 septembre 2010. Et aussi la retrospective Takeshi Kitano. L’iconoclaste au Centre Pompidou jusqu’au 26 juin 2010 et son nouveau film Achille et la tortue.





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