« My emotions are inappropriate to my size. »
Louise Bourgeois (Paris, 25 décembre 1911 – New York, 31 mai 2010)
« My emotions are inappropriate to my size. »
Louise Bourgeois (Paris, 25 décembre 1911 – New York, 31 mai 2010)
Da ipotesi ventilata, Vittorio Sgarbi è stato, notizia, nominato Sovrintendente del polo museale di Venezia. C’è chi ne prende spunto per una riflessione sulla differenza tra ambizione e vanità. Io mi limiterò a rilevarne la « contraddizione », essendo egli già stato condannato definitivamente per assenteismo alla Sovrintendenza regionale del Veneto. « Tanti impegni che non sarà facile conciliare », Vittorio Sgarbi dixit, neo-Sovrintendente del polo museale di Venezia, curatore del Padiglione Italia alla Biennale di Venezia 2011, supervisore degli acquisti del MAXXI di Roma e (en passant) sindaco di Salemi, dove ha recentemente inaugurato il Museo della mafia.
De hypothèse ventilée, Vittorio Sgarbi a été, news, nommé Surintendant du pôle muséal de Venise. Il y en a à qui ça inspire une réflexion sur la différence entre ambition et vanité. Personnellement, je me bornerai à en relever la « contradiction » ayant lui déjà été condamné définitivement pour cause d’absentéisme à la Surintendance régionale de la Vénétie. « Beaucoup de charges pas faciles à concilier », Vittorio Sgarbi dixit, néo-Surintendant du pôle muséal de Venise, commissaire du Pavillon italien à la Biennale de Venise 2011, superviseur des achats du MAXXI à Rome et (en passant) maire de Salemi, en Sicile, où il a récemment inauguré le Musée de la mafia.
Scrivevo giorni fa del desiderio ossessivo della politica di monopolizzare e controllare la cultura. Al momento dell’inaugurazione del MAXXI, il Ministro Sandro Bondi non ha esitato a rivendicare il merito della sua realizzazione all’opera tenace del Presidente del Governo Silvio Berlusconi e del Ministro Altero Matteoli. Un’ondata di maxi-fischi è seguita. Questioni di taglia e di proporzioni.
J’écrivais il y a quelques jours à propos du désir obsessionnel de la politique de monopoliser la culture. Lors de l’inauguration du Musée MAXXI, le Ministre Sandro Bondi n’a pas hésité à revendiquer le mérite de sa réalisation à l’œuvre tenace du Premier Silvio Berlusconi et du Ministro Altero Matteoli. Une maxi-vague de sifflements a suivi. Questions de taille et de proportions.
L’art et le territoire : le pouvoir de l’art de bouleverser – par un simple acte de désignation, par sa présence – l’esprit d’un lieu. La frontière entre l’insertion harmonique, porteuse de sens et l’acte prévaricateur, arrogant annihilant tout sens, se situe sur un terrain flou. Est-il possible que l’art, dans le déploiement de sa puissance symbolique, manifestation au pouvoir hautement sémantique, devienne une arrogante ostentation de pouvoir, de l’esthétique aseptique, vidée d’émotion, froide, capable de tuer – anesthésier – l’esprit d’un lieu, le kidnapper, s’en approprier de façon exclusive par pure exhibitionnisme ? Oui, c’est possible. Punta della Dogana, Venise. Collection François Pinault. Inauguration, juin 2009. … continue
Performance filmée. Retransmission dans le « white cube » du film de la performance. Recréation dans le « white cube » du parterre. Le visitateur, assis dans des sièges en copie conforme au lieu « original », glisse dans la fiction, horizontalement dans le rôle « original » de public. Un écran central reproduit la performance. Annulation, aplatissement du facteur temps-espace par un mécanisme de superposition. Les vidéos dans les deux côtés de l’écran principal, montrant l’environnement de la performance fonctionnent comme élément perturbateur qui fait court-circuiter la mise en scène, rappel à la fiction, rétablit la distance d’espace et de temps de la représentation.
Performance filmata. Ritrasmissione all’interno del “white cube” del film della performance. Ricreazione all’interno del “white cube” del parterre del pubblico. Il visitatore, seduto in poltrone in copia conforme al luogo “originale”, slitta nella finzione, orizzontalmente nel ruolo “originale” del pubblico. Uno schermo centrale riproduce il punto di vista del pubblico. Annulamento, appiattimento del fattore tempo-spazio da un meccanismo di sovrapposizione. I due video ai lati dello schermo principale, mostrando la cornice della performance, funzionano come elemento perturbatore che provoca il cortocircuito nella mise en scène e richiama la finzione, ristabilisce la distanza di tempo e spazio della rappresentazione.
Yeondoo Jung, Innerscape, Galerie Emmanuel Perrotin, 76 rue de Turenne, Paris 3e du 15 mai au 30 juillet 2010
commenti