La spettacolarizzazione della cultura, il suo florido fiorire come industria dell’intrattenimento (a questo proposito, Hannah Arendt qui), implica una latente e fastidiosa questione di taglia. Una necessità di magniloquenza, gigantismo, echi monumentali: l’imperativo del sorprendente attanaglia la comunicazione museale. Il gioco linguistico « megadimensionale » si spinge fin negli stessi acronimi, allusioni esplicite a forme spettacolari. Una riflessione, questa, scaturita dall’attualità: si inaugurano a Roma a fine mese il MAXXI (Museo Nazionale delle Arti del XXI secolo) e i nuovi spazi espositivi del MACRO (Museo d’Arte Contemporanea Roma). MAXXI e MACRO. Gigantismo museale. L’accento cade sul « contenitore-museo », oramai predominante rispetto al « contenuto-cultura ». La spettacolarizzazione della cultura passa per una spettacolarizzazione dell’immagine dei suoi luoghi : una cortina di fumo spettacolare negli occhi dello spettatore. Contenitore vs contenuto. Concentriamoci sul MAXXI. « Sede del MAXXI è la grande opera architettonica dalle forme innovative e spettacolari, progettata da Zaha Hadid nel quartiere Flaminio di Roma », come descritto nel sito. Il contenitore. E, per quel che riguarda il contenuto? Il supervisore agli acquisti delle opere sarà Vittorio Sgarbi, di note e veementi posizioni anti contemporanee, che non ha esitato a definire l’arte contemporanea di « escrementizia ». Che ne sarà delle politiche di acquisizione, con un budget irrisorio e con un avversore del contemporaneo come supervisore? Che ne sarà del contenuto? Varie voci di dissenso si sono levate per far emergere la scandalosa assurdità della nomina o quanto meno la contraddizione che porta in seno. Problema di contenitore e di contenuto. Il contenuto culturale azzerato, il contenitore si trasforma in mausoleo dell’ego dirigente, che sostituisce la cultura in quanto contenuto. Contenitore che, per quanto grande, non può contenere l’ego di una classe dirigente che si appropria dell’arte e la brandisce ciecamente come arma politica. Una predizione: il prossimo museo inaugurato in Italia si chiamerà MEGA.

La spectacularisation de la culture, son fleurir florissant dans l’industrie du loisir (à ce propos Hannah Arendt ici), implique une question de taille aussi latente que fastidieuse. Une nécessité de grandiloquence, gigantisme, d’échos monumentaux : l’impératif du « surprenant » braque la communication muséale. Le jeu linguistique « mégadimensionnel » est poussé jusqu’aux acronymes, allusions explicites à des formes spectaculaires. Une réflexion, celle-ci, inspirée par l’actualité italienne : à Rome, on inaugurera à la fin du mois le musée MAXXI (Musée National des Arts du XXI siècle) et les nouveaux espaces du MACRO (Musée d’Art Contemporain Rome). MAXXI et MACRO. Gigantisme muséal. L’accent tombe sur le « conteneur-musée », désormais prédominant par rapport au « contenu-culture ». La spectacularisation de la culture passe par une spectacularisation de l’image de ses lieux : un rideau de fumée spectaculaire dans les yeux du spectateur. Conteneur vs contenu. Concentrons-nous sur le MAXXI. « Le siège du MAXXI sera la grande œuvre architectonique aux formes innovantes et spectaculaires conçue par Zaha Hadid dans le quartier Flaminio à Rome », comme décrit dans le site. Le conteneur. Et pour ce qui concerne le contenu ? Le superviseur aux achats des œuvres sera Vittorio Sgarbi, aux célèbres ainsi que violentes positions anti art contemporain, qu’il n’a pas hésité de définir d’ « excrémentice ». Quel avenir pour les politiques d’achats, avec un budget réduit et un superviseur aux achats qui est un farouche opposant du contemporain ? Quel avenir pour le contenu ? Différentes voix de dissentiment se sont levées afin de relever la scandaleuse absurdité de cette désignation ou du moins la contradiction qu’elle porte en son sein. Problème de conteneur et de contenu. Le contenu culturel réduit à zéro, le conteneur se transforme en mausolée de l’égo dirigeant, lequel remplace la culture en tant que contenu. Conteneur qui, n’importe oh combien grand, il ne peut pas contenir l’égo d’une classe dirigeante qui s’approprie de l’art et le brandit aveuglement comme une arme politique. Une prédiction : le prochain musée à être inauguré en Italie s’appellera MEGA.

MAXXI, via Guido Reni 4 | MACRO, via Nizza (angolo via Cagliari), Roma > Opening il 29 e 30 maggio 2010

>> Il Guggenheim di Bilbao, esempio di splendido megascrigno vuoto. | Le Guggenheim de Bilbao, exemple d’un splendide mégaécrin vide.