La performance, forma artistica effimera per eccellenza, volatile, diventa un oggetto da museo nell’esposizione temporanea di Marina Abramović al MoMa, un tassello all’interno della retrospettiva che il museo dedica all’artista. Performance ultramediatizzata. Per tre mesi, durante sette ore al giorno The Artist Is Present. Siede in silenzio, immobile e i visitatori possono sedersi di fronte a lei. Performance che forza ad una riflessione sul rapporto intimo tra diversi corpi che si relazionano nello spazio, sui limiti del corpo come barriera dell’intimo, dell’intimità nella condivisione dello spazio: in una società (urbana) che obbliga ognuno a condividere ogni giorno il proprio spazio (ristretto, intimo) a contatto con dei corpi, delle persone, estranee, sconosciute. Una società che acuisce giorno dopo giorno il sentimento di individualità, sgretola la propria sensibilità e al tempo stesso obbliga ad una chiusura ermetica verso gli sconosciuti che incrociano in modo temporaneo il nostro spazio. Nella metro, nell’autobus, nell’ascensore. Sguardi dirottati che si perdono nel vuoto per evitare di essere incrociati. Le reazioni dei visitatori possono essere sorprendenti. Lo testimonia il blog Marina Abramović Made Me Cry. Immediatamente parodiato: Marina Abramović Made Me High. L’arte che produce altra arte: esempio di circolo virtuoso.

La performance, forme artistique éphémère par excellence, volatile, devient un objet de musée dans l’exposition temporaire de Marina Abramović au MoMa, dans le cadre de la rétrospective que le musée lui dédie. Performance ultra-médiatisée. Pendant trois mois, sept heures par jour, The Artist Is Present. Elle reste assise en silence, immobile et les visiteurs peuvent s’asseoir à leur tour en face d’elle. Performance qui force à une réflexion sur le rapport intime entre corps étrangers qui se trouvent en relation dans l’espace, sur les limites du corps comme barrière de l’intime, sur l’intimité dans le partage de l’espace : dans une société (urbaine) qui oblige chacun à partager tous les jours son propre espace (étroit, intime) à contact avec des corps, des personnes étrangères, inconnues. Une société qui accentue jour après jour le sentiment d’individualité, brise sa propre sensibilité et oblige en même temps à une fermeture hermétique envers les inconnus qui partagent avec nous de façon temporaire notre espace. Dans le métro, le bus, l’ascenseur. Des regards déviés qui perdent dans le vide afin d’éviter le croisement. Les réactions des visiteurs sont les plus surprenantes. Le témoigne le blog Marina Abramović Made Me Cry. Subitement parodié : Marina Abramović Made Me High. De l’art qui produit de l’art: exemple de cercle vertueux.

Marina Abramović, The Artist is Present, MoMa, New York du 14 mars au 31 mai 2010