Ciclicamente in Italia si rispolverano vecchie idee accantonate nel passato, le si estraggono di nuovo magicamente dal cappello. Si avanza per tentativi. Si tasta il polso del paese, si prova. Si ritenta, se il momento buono è arrivato, se l’opinione pubblica è sufficientemente anestetizzata per accettare in silenzio ciò che anni prima si era dovuto ritirare. Se la soglia di accettazione si è abbassata quanto basta, se il pubblico è distratto da altre impellenze (la crisi, i mondiali di calcio, gli scandali politici…). Così, oggi, nella terra dei condoni, si ritorna a parlare di « archeocondono ». Vecchia proposta di Forza Italia avanzata nel 2004 che depenalizza il possesso illegale di beni archeologici e apre ai detentori fraudolenti la possibilità di ottenere una « concessione di deposito » trentennale, rinnovabile e trasferibile in eredità, dietro pagamento di una mini-multa. L’idea della cultura come un patrimonio da spremere e non una risorsa da alimentare. Vendere la propria anima per qualche soldo. Pochi dannati e subito.

Cycliquement en Italie on dépoussière des idées anciennes mises de côté dans le passé, on les extrait magiquement du chapeau. On avance par tentatives. On tâte le pouls du pays, on essaye. On réessaye, si le bon moment est arrivé, si l’opinion publique est assez anesthésiée pour accepter silencieusement ce qu’on avait dû retirer auparavant. Si le seuil d’acceptation s’est suffisamment abaissé, si le public est distrait par d’autres urgences (la crise, la coupe du monde de football, les scandales politiques…). Ainsi, aujourd’hui, dans la terre des condoni (« amnisties »), on recommence à parler de archeocondono (« amnistie archéologique »). Il s’agit d’une vieille proposition de Forza Italia datée 2004 qui dépénalise la possession illégale de biens archéologiques et ouvre aux fraudeurs la possibilité d’obtenir une « concession de dépôt » de trente ans, renouvelable et transférable par héritage, derrière payement d’une mini-amende. L’idée de la culture comme un patrimoine à presser jusqu’à épuisement et non comme une ressource à nourrir. La logique de vendre sa propre âme en échange de quelques sous. Pochi dannati e subito.