Ainsi André Breton, révolutionnaire désenchanté :
Le 4 octobre dernier [1926 N. d. A], à la fin d’un de ces après-midi tout à fait désœuvrés et très mornes, comme j’ai le secret d’en passer, je me trouvais rue Lafayette : après m’être arrêté quelques minutes devant la librairie de L’Humanité et avoir fait l’acquisition du dernier ouvrage de Trotsky, sans but je poursuivais ma route dans la direction de l’Opéra. Les bureaux, les ateliers commençaient à se vider, du haut en bas des maisons des portes se fermaient, des gens sur le trottoir se serraient la main, il commençait tout de même à y avoir plus de monde. J’observais sans le vouloir des visages, des accoutrements, des allures. Allons, ce n’étaient pas encore ceux-là qu’on trouverait prêts à faire la Révolution. André Breton, Nadja (1928), 1962
Così André Breton, rivoluzionario disincantato:
Il 4 ottobre scorso [1926 n.d.a], alla fine di uno di quei pomeriggi totalmente inoperosi e molto malinconici di cui solo io ne conosco il segreto, mi trovavo alla rue Lafayette: dopo essermi fermato qualche minuto davanti alla libreria dell’Humanité ed aver acquistato l’ultima opera di Trotsky, proseguivo il mio cammino senza meta in direzione dell’Opéra. Gli uffici, le officine cominciavano a svuotarsi, dall’alto in basso delle case le porte si chiudevano, delle persone sul marciapiede si stringevano la mano, incominciava ad esserci più gente, in ogni caso. Osservavo senza volere dei volti, delle tenute, dei portamenti. Andiamo, non saranno ancora quelli là che troveremmo pronti a fare la Rivoluzione. André Breton, Nadja (1928), 1962 [traduzione mia]





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