Mentre i maturandi italiani affrontavano lo spinoso problema dell’esistenza degli UFO e la vitalissima questione “Siamo soli nell’universo?”, i loro omologhi francesi dipanavano noiosamente il loro tema alla domanda “L’arte può fare a meno delle regole?”. Sbadigli. Noiosissimi francesi. Raphaël Enthoven, abbozzando una personale visione del problema, lamenta l’assenza di regole nell’arte contemporanea che sfocerebbe in un’arte incomprensibile, élitista, priva di savoir faire, di qualità. La questione dell’arte contemporanea e del suo rigetto tra la critica e gli spettatori è tutta qui. Le regole. E la loro (presunta) assenza. E se le regole non fossero scomparse ma semplicemente cambiate? E se invece la regola fosse, giustamente nell’asestimicità, nella pluralità, nella cacofonia? Un gioco linguistico esaurito si apre quindi ad altri. Né migliori, né peggiori. Né più avanzati né meno avanzati. Semplicemente, altri. Yves Michaud, Critères esthétiques et jugement de goût, 1999.
Alors que les étudiants italiens affrontaient pour leur bac l’épineux problème de l’existence des OVNIs et la question vitalissime « Sommes-nous seuls dans l’univers ? », leurs homologues français démêlaient ennuyeusement leur épreuve à la question « L’art peut-il se passer des règles ? ». Bâillements. Qu’est-ce que les français peuvent être ennuyeusement sérieux. Raphaël Enthoven, en esquissant sa vision personnelle du problème, il déplore l’absence de règles dans l’art contemporain qui aboutit en un art incompréhensible, élitiste, dénué de savoir faire, de qualité. La question de l’art contemporain et de son rejet parmi la critique et les spectateurs est là. Les règles. Et leur absence (présumée). Et si les règles n’étaient pas disparues mais tout simplement changées ? Et si au contraire la règle était, justement dans l’asystématicité, dans la pluralité, dans la cacophonie ? Un jeu de langage épuisé s’ouvre alors sur d’autres. Ni meilleurs ni pires. Ni plus avancés ni moins avancés. Simplement autres. Yves Michaud, Critères esthétiques et jugement de goût, 1999.





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2 Commentaires
« l’esthetique, comme discipline, pourrait être cette science qui étudie, non l’oeuvre en soi, mais l’oeuvre telle que le spectateur, ou le lecteur, la fait parler en lui-même … »R. Barthes
Qui d’autres aurait pu mieux synthétiser et focaliser la question ? L’esthétique devrait être exactement ça. #RolandBarthes
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