Mentre i maturandi italiani affrontavano lo spinoso problema dell’esistenza degli UFO e la vitalissima questione “Siamo soli nell’universo?”, i loro omologhi francesi dipanavano noiosamente il loro tema alla domanda “L’arte può fare a meno delle regole?”. Sbadigli. Noiosissimi francesi. Raphaël Enthoven, abbozzando una personale visione del problema, lamenta l’assenza di regole nell’arte contemporanea che sfocerebbe in un’arte incomprensibile, élitista, priva di savoir faire, di qualità. La questione dell’arte contemporanea e del suo rigetto tra la critica e gli spettatori è tutta qui. Le regole. E la loro (presunta) assenza. E se le regole non fossero scomparse ma semplicemente cambiate? E se invece la regola fosse, giustamente nell’asestimicità, nella pluralità, nella cacofonia? Un gioco linguistico esaurito si apre quindi ad altri. Né migliori, né peggiori. Né più avanzati né meno avanzati. Semplicemente, altri. Yves Michaud, Critères esthétiques et jugement de goût, 1999.
Alors que les étudiants italiens affrontaient pour leur bac l’épineux problème de l’existence des OVNIs et la question vitalissime « Sommes-nous seuls dans l’univers ? », leurs homologues français démêlaient ennuyeusement leur épreuve à la question « L’art peut-il se passer des règles ? ». Bâillements. Qu’est-ce que les français peuvent être ennuyeusement sérieux. Raphaël Enthoven, en esquissant sa vision personnelle du problème, il déplore l’absence de règles dans l’art contemporain qui aboutit en un art incompréhensible, élitiste, dénué de savoir faire, de qualité. La question de l’art contemporain et de son rejet parmi la critique et les spectateurs est là. Les règles. Et leur absence (présumée). Et si les règles n’étaient pas disparues mais tout simplement changées ? Et si au contraire la règle était, justement dans l’asystématicité, dans la pluralité, dans la cacophonie ? Un jeu de langage épuisé s’ouvre alors sur d’autres. Ni meilleurs ni pires. Ni plus avancés ni moins avancés. Simplement autres. Yves Michaud, Critères esthétiques et jugement de goût, 1999.
Le 4 octobre dernier [1926 N. d. A], à la fin d’un de ces après-midi tout à fait désœuvrés et très mornes, comme j’ai le secret d’en passer, je me trouvais rue Lafayette : après m’être arrêté quelques minutes devant la librairie de L’Humanité et avoir fait l’acquisition du dernier ouvrage de Trotsky, sans but je poursuivais ma route dans la direction de l’Opéra. Les bureaux, les ateliers commençaient à se vider, du haut en bas des maisons des portes se fermaient, des gens sur le trottoir se serraient la main, il commençait tout de même à y avoir plus de monde. J’observais sans le vouloir des visages, des accoutrements, des allures. Allons, ce n’étaient pas encore ceux-là qu’on trouverait prêts à faire la Révolution. André Breton, Nadja (1928), 1962
L’art ne vient pas coucher dans les lits qu’on a faits pour lui ; il se sauve aussitôt qu’on prononce son nom : ce qu’il aime c’est l’incognito. Ses meilleurs moments sont quand il oublie comment il s’appelle. Jean Dubuffet, 1960
L’art brut, élan créatif à l’état pur, pur au-delà des filtres de la réflexion artistique, du raisonnement et de la recherche. L’art comme défoulement dans la création. L’absence de règles fait système. La cohérence est dans le retour obsessionnel des thèmes, des techniques, des sujets, des formes. Une cohérence illogique seulement à l’apparence et qui reproduit – malgré elle et presque paradoxalement – la logique des démarches conceptuelles de l’art contemporain. Les chemins de raison et déraison se croisent, brouillent les idées. Le moteur de la création étant enfoui au plus profond de l’être, de ses expériences, de la mémoire, ses passions et ses désirs. L’art comme un champ hybride sans nom où forces et énergies créatrices s’agitent.
L’art brut, slancio creativo allo stato puro, puro al di là dei filtri della riflessione artistica, del ragionamento e della ricerca. L’arte come sfogo nella creazione. L’assenza di regole fa sistema. La coerenza è nel ritorno ossessivo di temi, tecniche, soggetti, forme. Una coerenza illogica solo all’apparenza, che riproduce – sé malgrado e quasi paradossalmente – la logica delle démarches concettuali dell’arte contemporanea. I sentieri della ragione e della non-ragione si incrociano, confondono le idee. Il motore della creazione lontano nei luoghi più profondi dell’essere, delle sue esperienze, della sua memoria, delle sue passioni e desideri. L’arte come un campo ibrido, senza nome, in cui si agitano forze ed energie creatrici.
Art brut japonais, Halle Saint Pierre, 2 rue Ronsard, Paris 18e jusqu’au 2 janvier 2011
An unscientific point of view on the beginning and evolution of life … and how it could probably end.
Une vie naturelle des formes, images qui donnent naissance à d’autres images, images qui contiennent d’autres images. Images vivantes qui arpentent les murs, les parcourent. Les murs deviennent écran.
Una vita naturale delle forme, immagini che partoriscono altre immagini, immagini che contengono altre immagini. Immagini viventi che camminano sui muri, li percorrono. I muri diventano schermo.
inutilità s. f. [dal lat. inutilĭtas -atis]. – L’essere inutile, condizione di ciò che è, o si ritiene, o è riuscito inutile: i. di una cura, di un rimedio; vista l’i. dei miei sforzi, ho dovuto desistere; i risultati provano l’i. di simili tentativi; vista l’i. della mia presenza qui, posso anche andarmene; sostenere l’i. di un metodo.
Inutilità e logica utilitaristica. Il concetto di « utilità », usato per valutare una istituzione culturale, può avere due sommarie declinazioni. Utilità materiale, finanziaria: esaminare il ritorno economico rispetto all’investimento. Soldi. Oppure. Utilità immateriale, pedagogica, morale: esaminare il beneficio in termini di formazione ed educazione, trasmissione e creazione di sapere. Cultura. L’Ente Teatrale Italiano, qualunque sia l’interpretazione scelta dal governo e il risultato della bilancia tra i due criteri, è stato giudicato inutile e soppresso da un decreto del maggio 2010. … continue
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