The Afterlife of the Mysterious Mr. B

Scènes de l’après-vie du « mystérieux Mr. B », mort mystérieusement dans la piscine de sa luxueuse maison (installation The Collectors par Elmgreen & Dragset au Pavillon des Pays Nordiques à la Biennale de Venise 2009). Des détails, des flash-back de sa vie : un enfant recroquevillé sous une cheminée dans une maison bourgeoise, un message cryptique inscrit sur un miroir « I will never see you again », un bébé fixé au porte-bagage d’une Vespa à l’intérieur d’un garage fermé, le corps de Mr. B dans la morgue. L’art se fait expérience de narration, façonne l’espace, le transforme en une scénographie de lieux intimes et artificiels : le spectateur pénètre en pointe des pieds dans un territoire inconnu, interdit, comme un visiteur importun. Piégé, il se livre à un exercice d’interprétation, il essaye de s’orienter parmi les signes, reconstruire une histoire, une personnalité, retrouver le fil de la narration.

Scene del post-vita del “misterioso Mr. B”, morto misteriosamente nella piscina della sua lussuosa casa (istallazione The Collectors di Elmgreen & Dragset al Padiglione dei paesi nordici alla Biennale di Venezia 2009). Dei dettagli, dei flash-backs della sua vita: un bambino rannicchiato nel caminetto di una casa borghese, un messaggio criptico scritto su uno specchio “I will never see you again”, un neonato fissato al portabagagli di una Vespa all’interno di un garage chiuso, il corpo di Mr. B nell’obitorio. L’arte si fa esperienza della narrazione, modella lo spazio, lo trasforma in una scenografia di luoghi intimi e artificiali: lo spettare penetra in punta dei piedi in un territorio sconosciuto, vietato, come un visitatore importuno. Intrappolato, si piega ad un esercizio di interpretazione, prova ad orientarsi tra i segni, ricostruire una storia, una personalità, ritrovare il filo della narrazione.

Elmgreen & Dragset, The Afterlife of the Mysterious Mr. B, Galerie Emmanuel Perrotin, 10 Impasse Saint-Claude, Paris 3e du 7 mai au 18 juin 2011

Dans le ventre du Léviathan

Dans le ventre du Léviathan : un monstre informe, gigantesque, dont on dirait qu’il pourrait s’étendre à l’infini mais qui se trouve coincé, frustré par la voûte de la nef, bloqué dans son expansion. Comme un zeppelin échoué. À l’intérieur, la pression pèse sur la poitrine et empêche, contrebalance, l’élan contraire qui voudrait suivre le regard vers l’infini. La lumière rentre, illumine l’opacité de ces entrailles, en révélant la structure extérieure de la nef et les veines du ventre (les soudures) : on aperçoit le dehors, au-delà des parois étouffantes, mais la pression empêche tout élan vers le haut, vers la lumière.

La sculpture de Anish Kapoor est toute tension. Entre dehors et dedans. Entre un élan d’ouverture dans l’espace et la pression qui écrase au sol. Entre transparence et opacité. Vide et plein. Forme et informe.

Nella pancia del Leviatano: un mostro informe, gigantesco, che si direbbe che potrebbe espandersi all’infinito ma che si ritrova incastrato, frustrato dalla volta della navata, bloccato nella sua espansione. Come un dirigibile naufragato. All’interno, la pressione pesa sul petto e impedisce, controbilancia, lo slancio contrario che vorrebbe seguire lo sguardo verso l’infinito. La luce entra, illumina l’opacità di queste interiora, rivelando la struttura esteriore della navata e le vene (le saldature): si intravede l’al di fuori, oltre le pareti soffocanti, ma la pressione impedisce ogni slancio verso l’alto, verso la luce.

La scultura di Anish Kapoor è tutta tensione. Tra fuori e dentro. Tra lo slancio di apertura nello spazio e la pressione che schiaccia al suolo. Tra trasparenza e opacità. Vuoto e pieno. Forma e informe.

Anish Kapoor, Léviathan, Monumenta 2011, Grand Palais, Paris 8e jusqu’au 23 juin 2011

Matt Pyke and Friends. Super-Computer-Romantics

Matt Pyke : art numérique où la recherche informatique rejoint l’esthétique. Les formes évoluent par génération automatique, développement numérique, insufflées d’un mouvement perpétuel, un procès de transformation qui tend à l’infini. Couleurs, formes, sons, matières. Un art ludique, à l’apparence naïf, avec un fort élan idéaliste.

Matt Pyke: arte digitale dove la ricerca informatica incontra l’estetica. Le forme evolvono per generazione automatica, processo digitale, insufflate di movimento perpetuo, un processo di trasformazione che tende all’infinito. Colori, forme, suoni, materie. Un’arte ludica, dall’apparenza naïve, con un forte slancio idealistico.

Matt Pyke & Simon Pike, You/Me, installation sonore

Matt Pyke & Chris Perry & Simon Pike, Supreme Believers, boucle vidéo

Matt Pyke & Chris Perry & Simon Pike, Everywhere, extrait d’un film infini

Matt Pyke, #INTHISSECOND, boucle de scripts

Matt Pyke & Realise & Simon Pike, Transfiguration, boucle vidéo

Matt Pyke and Friends. Super-Computer-Romantics, à la Gaîté Lyrique, 3bis rue Papin, Paris 3e du 21 avril au 27 mai 2011