Un avant-goût de Biennale, avant-goût salé de la lagune : les sculptures de Sigalit Landau, qui investit le Pavillon Israélien cette année à Venise, sont exposées à la galerie Kamel Mennour. Des structures en fil barbelé qui ont été immergées dans la Mer Morte et séchées dans le désert : le sel les a recouvertes. Le fil barbelé – symbole de séparation, constriction, frontière – transformé en matière précieuse, ornée par les cristaux blancs. Forme terriblement attirante, sorte de luminaires dont la subtile et élégante ambivalence se concrétise en des perles au goût salé de larmes et affleure dans le rouge de la rouille qui tache le blanc immaculé du sel. Jamais je n’oublierai la performance filmée de Sigalit Landau où, sur une plage de Tel-Aviv, elle faisait tourner un hula hoop de fil barbelé autour de son corps nu, meurtri, image féroce de frontière (Barbed Hula, 2000).
Un assaggio di Biennale, assaggio salato della laguna: le sculture di Sigalit Landau, che occupa quest’anno il Padiglione israeliano a Venezia, sono esposte alla galleria Kamel Mennour. Delle strutture di filo spinato che sono state immerse nel Mar Morto e seccate nel deserto: il sale le ha ricoperte. Il filo spinato – simbolo di separazione, costrizione, frontiera – trasformato in materia preziosa, ornata di cristalli bianchi. Forma terribilmente attraente, sorta di lampadari la cui sottile e elegante ambivalenza si concretizza in perle dal gusto salato delle lacrime e affiora nel rosso della ruggine che macchia il bianco immacolato del sale. Non potrò mai dimenticare la performance filmata di Sigalit Landau in cui, su una spiaggia di Tel Aviv, faceva ruotare un hula hoop di filo spinato attorno al suo corpo nudo, ferito, immagine feroce di frontiera (Barbed Hula, 2000).
Galerie Kamel Mennour, 60 rue Mazarine, Paris 6e










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