Di ritorno da Venezia agostana, brulicante di arte in epoca di Biennale. Arte dappertutto: nei palazzi, sparsa in tutta la città. L’arte si prende tutto, rimodella la città, vi iscrive nuovi itinerari. Dappertutto. In un troppo di tutto, di troppo da vedere, di occhi troppo aperti, caldo, masse di turisti, di troppo poco tempo. Per vedere tutto. Troppo. Troppa luce. La mostra, curata da Bice Curiger si intitola quest’anno ILLUMInazioni. È come un’immersione in apnea. C’è una mancanza di respiro, nessun afflato, anima, forza. Nessuna coesione, nessuna visione d’insieme. Progetto (volutamente?) fragile che sembra nato con la vocazione di non voler dare nessuna direzione, imprimere nessuna volontà programmatica, riflette l’immagine di un mondo artistico esploso, fatto di schegge impazzite, completamente staccato dal mondo, dalla storia. ILLUMInazioni è fatta di, salvata da, sparute illuminazioni: opere singole, qualche padiglione nazionale. All’immagine dell’opera di Haroon Mirza, luci intermittenti che illuminano violentemente, a tratti, il troppo buio.

Retour de Venise au mois d’août, grouillant d’art en époque de Biennale. Art partout : dans les palais, disséminé dans toute la ville. L’art prend tout, façonne la ville, y inscrit des nouveaux itinéraires. Partout. En un trop de tout, trop à voir, les yeux trop ouverts, trop chaud, les masses de touristes, trop peu de temps. Afin de tout voir. Trop. Trop de lumière. L’exposition, dont la commissaire est Bice Curiger, s’intitule cette année ILLUMInations. C’est comme une plongé en apnée. Il y a un manque de souffle, aucun élan, âme, force. Aucune cohésion, aucune vision d’ensemble. Projet (expressément ?) fragile qui semble né avec la vocation de ne pas vouloir donner de direction, d’imprimer aucune volonté programmatique, reflète l’image d’un monde artistique explosé, composé par des éclats vagants, qui s’agitent comme fous, complètement détaché du monde, de l’histoire. ILLUMInations est faite (sauvée par) d’illuminations éparses : quelques œuvres seules, quelques pavillons nationaux. À l’image de l’œuvre de Haroon Mirza, des lumières intermittentes qui éclairent violemment, de façon saccadée, le trop d’obscurité.

Haroon Mirza, The National Apavilion of Then and Now, 2011 (Biennale di Venezia, Arsenale)