Una gradita sorpresa viene a margine della Biennale, dal primo padiglione pan-arabo alla Biennale di Venezia. The Future of a Promise racchiude tutto ciò che si può a cercare avidamente alla Biennale “ufficiale” – invano a parte rare eccezioni (vedi alla voce Illuminazioni): fermento creativo, impegno politico, sguardo lucido sul presente, slancio idealistico verso il futuro. Artisti che, ognuno seguendo la propria traiettoria, attraverso le proprie opere, compongono insieme una visione del mondo, sublimata attraverso il linguaggio simbolico dell’arte, raccontano il presente con lo sguardo rivolto al futuro. Un impegno espresso con una leggerezza poetica e uno slancio idealistico mai naïf. Le radici sono piantate solidamente nella Storia, non ci sono false idealizzazioni o mistificazioni della realtà. L’impegno, la riflessione non sono piombati dalla zavorra dell’impotenza e dell’infecondità (camuffati da sterili creazioni) che gravano invece sulla Biennale. Riflesso di un mondo incapace di immaginare, di proiettarsi verso un possibile futuro, mondo interamente concentrato su se stesso, sul proprio presente e nostalgico del proprio passato – visione nombrilista, confinata, autosufficiente, autoreferenziale. Una boccata d’aria pura, per un attimo si respira l’entusiasmo della primavera araba e si dimentica la rarefazione stantia inalata passeggiando tra i Giardini e Arsenale.

Une agréable surprise vient à marge de la Biennale, du premier pavillon pan-arabe de la Biennale de Venise. The Future of a Promise ressemble tout ce qu’on peut chercher avidement à la Biennale « officielle » – sans résultat, les rares exceptions exclues (voir Illuminations) : effervescence créative, engagement politique, regard lucide sur le présent, élan idéaliste vers le futur. Des artistes qui, chacun en suivant leur propre trajectoire, à travers leurs œuvres, composent ensemble une vision du monde sublimée par le langage symbolique de l’art. Ils racontent le présent avec le regard orienté vers le futur. L’engagement s’exprime avec une légèreté poétique et un élan idéaliste jamais naïfs. Les racines sont solidement ancrées dans l’Histoire, sans fausses idéalisations ni mystifications du réel. L’engagement, la réflexion, ne sont pas plombés par le fardeau de l’impuissance et de l’infertilité (camouflés en créations stériles) qui pèsent en revanche sur la Biennale. Reflexe d’un monde incapable d’imaginer, de se projeter vers un possible futur, un monde entièrement concentré sur soi-même, sur son propre présent et nostalgique de son propre passé – vision nombriliste, confinée, autosuffisante, autoréférentielle. Un vent d’air pur, on respire pour un instant l’enthousiasme du printemps arabe et on oublie la rance raréfaction ressentie en se promenant entre les Giardini et l’Arsenale.

Mona Hatoum, Drowning Sorrows (Gran Centenario), 2002 / Manal Al-Dowayan, Suspended Together, 2011

Nadia Kaabi-Linke, Flying Carpets, 2011

Kader Attia, La colonne sans fin, 2010

Ahmed Mater, Antenna, 2010

The Future of a Promise. Contemporary Art from the Arab World, curated by Lina Lazaar, Magazzini del Sale, Fondamenta delle Zattere, Venezia