Il neon è una forma allo stato gassoso. È una fonte luminosa, innanzitutto, di per sé. Con una data forma. È un medium al tempo stesso, perché oltre a emettere luce, è una forma malleabile. E una forma può essere imbrigliata e diventare segno, luminoso, portatrice di un messaggio. Un’insegna lampante. È un veicolo eccezionale di messaggi, il neon, ha un’anima pubblicitaria. Punteggia la città moderna, è il suo segno distintivo, indica il cammino e di notte la illumina.
Il neon nell’arte ha uno status insolito, ambiguo in quanto contemporaneamente luce, colore e forma. Può essere luce tout court, colore nello spazio. Oppure veicolo luminoso di messaggi, spesso parodia della pubblicità. Una mostra di soli neon in uno spazio chiuso produce una allegra cacofonia visiva di messaggi e idee che si materializzano in insegne di vario colore, di segni che indirizzano gli occhi e la mente verso le direzioni le più disparate. È per essenza stessa contraria a ogni tentativo di riflessione, ha i tempi dello sguardo pubblicitario, esclude ogni indugio, è un invito allo zapping, a una passeggiata veloce, come lungo i marciapiedi della città.
Le néon est une forme à l’état gazeux. C’est une source lumineuse, avant tout, en soi. En une forme donnée. C’est un médium, en même temps, parce que tout en émettant de la lumière, ça reste une forme malléable. Et une forme peut être bridée et devenir signe, lumineux, porteur d’un message. Une enseigne criarde. C’est un véhicule exceptionnel de messages, le néon, il a une âme publicitaire. Il pointe la ville moderne, il est son signe distinctif, il indique le chemin et l’illumine pendant la nuit.
Le néon dans l’art a un status insolite, ambiguë parce qu’il est en même temps lumière, couleur et forme. Il peut être lumière tout court, couleur dans l’espace. Ou véhicule lumineux de message, souvent tourné en parodie de la publicité. Une exposition de néons dans un espace clos produit une joyeuse cacophonie visuelle de messages et idées qui se matérialisent en enseignes de différents couleurs, de signes qui orientent les yeux et l’esprit vers les directions les plus disparates. Elle est par son essence même contraire à tout tentatif de réflexion, elle prend les temps du regard publicitaire, excluant l’indécision, c’est une invitation au zapping, à une promenade rapide, comme tout au long des trottoirs de la ville.
Néon, who’s afraid of red, yellow and blue ?, di David Rosenberg, dal 17 febbraio al 20 maggio 2012 alla Maison Rouge, Paris 12e









1 Trackbacks and Pingbacks
[...] enregistre en ce moment une inflation de néons dans les galeries [...]
Laissez un commentaire