
Il capo leggermente reclinato in avanti, nella mano sinistra ella tratteneva per un lembo il ricco panneggio della veste che le scendeva dalla nuca alle caviglie, così da lasciar scorgere entrambi i piedi nei sandali. Il piede sinistro era portato in avanti, e il destro, che ora si apprestava a seguirlo, toccava appena il terreno con la punta delle dita, mentre suola e tallone si levavano quasi in verticale. Con questo movimento ella suscitava la contrastante impressione di estrema levità nell’incedere, e di simultanea, sicura stasi in se stessa. Erano quindi l’aerea fluttuazione e il sicuro appoggio sul terreno a conferire alla ragazza la sua grazia particolare. Da dove veniva e dove si sarebbe diretta?
La tête légèrement penchée en avant, la main gauche relevant en peu la robe extraordinairement plissée qui lui couvrait le corps de la nuque aux chevilles, ce qui laissait apparaître des pieds chaussés de sandales. Le gauche était en avant, et le droit, prêt à le rejoindre, ne touchait à peine le sol que de la pointe des orteils, tandis que la plante et le talon se dressaient presque à la verticale. Ce mouvement évoquait l’agilité en même temps que la légèreté de la démarche de cette jeune femme en mouvement, mais aussi une tranquille confiance en soi. Et c’est cette légèreté d’oiseau, associée à la fermeté de l’attitude, qui lui conférait cette grâce toute particulière. D’où venait-elle ? Où allait elle ?
Wilhelm Jensen, Gradiva. Fantaisie pompéienne, 1903





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2 Commentaires
Je me fais un devoir de relire la Gradiva de Jensens chaque été ! Il fait chaud et Norbert est en quête de son amour perdu! Un des livres les plus bouleversants de ma vie… tombé dessus par le plus grand des hasards
Il fait chaud dans l’Italie du Grand Tour, et Norbert, entre les jeunes couples allemandes en chaleur et les mouches insupportables: un roman qui est une perle inépuisable.
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