Lucciole malgrado tutto (le lucciole non sono scomparse)

Le lucciole sono definitivamente scomparse, come lanciava il grido disperato di Pasolini nel 1975?  Le immagini possono essere lucciole (resistenze, sopravvivenze), flebili bagliori che illuminano il presente oscuro? L’immaginazione è politica? Partendo da Come le lucciole. Una politica delle sopravvivenze di Georges Didi-Huberman (Bollati Boringhieri, Torino, 2010), le mie riflessioni sulle Immagini come lucciole sono nel nuovo numero della rivista Engramma dedicato alle Lucciole malgrado tutto, in ottima compagnia con Monica Centanni, Daniele Pisani, Anna Banfi, Maria Bergamo, Guglielmo Bilancioni, Corrado Bologna, Alessandro Dal Lago, Claudio Franzoni, Stefano Bartezzaghi, Laura Waddington

Les lucioles ont-elles définitivement disparu, comme le cri désespéré de Pasolini en 1975 laissait entendre ? Les images peuvent-elles être lucioles (résistances, survivances), faibles lueurs qui illuminent un présent obscur ? L’imagination est-elle politique ? À partir de La survivance des lucioles de Georges Didi-Huberman (Minuit, Paris, 2009), mes réflexions sur les Images comme des lucioles sont dans le nouveau numéro de la revue Engramma dédié aux Lucioles malgré tout.

Leo & Pipo : stickers en grisaille

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Des figures rétros, des revenants, figures diaphanes d’un monde  « romantique »  passé : … continue

Pourquoi Walter Benjamin aurait aimé Twitter (peut-être)

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J’ai une théorie : la contrainte est fertile à l’expression. Elle oblige à un exercice de synthèse et concentration qui peut ouvrir le chemin de l’excellence, la voie vers la perfection. Ma thèse (pas si originale) est supportée – par un détour forcé de sa pensée – par Walter Benjamin. Voilà pourquoi Walter Benjamin aurait aimé (peut-être) Twitter, forme moderne de concentration de la pensée, de l’expression et du langage en 140 caractères (par le biais du témoignage de Gershom Scholem).

Tout ce qui était petit exerçait sur lui la plus grande attirance. Une de ses impulsions les plus fortes consistait à exprimer ou à découvrir la perfection dans le petit et dans le minuscule. Des auteurs tels que J. P. Hebel ou le narrateur hébraïque S. J. Agnon, qui parvenaient à la perfection dans des histoires au format extrêmement réduit, pouvaient le ravir constamment. Que le plus grand s’ouvre dans le plus petit, que « le bon Dieu habite dans le détail », comme avait coutume de le dire Aby Warburg, c’était là des idées fondamentales pour lui sous les rapports les plus divers. Ce penchant confère à son livre Sens unique l’accent particulier qui est le sien. Car ce n’est pas l’aphorisme à proprement parler qui est ici déterminant, mais l’intention de donner une totalité dans de très petits écrits. Un trait qui s’imprima également dans son écriture, formée par une tendance extrême à la petitesse, sans qu’elle renonçât pour autant, dans ces minuscules tracés, à l’acuité et à la précision les plus fines. Il nourrissait l’ambition, jamais atteinte, de loger cent lignes sur une page de lettre normale et , en août 1927, il me traîna au musée de Cluny, à Paris, pour me montrer avec un enthousiasme sans bornes, dans une collection d’objets rituels juifs exposée là, deux grains de blé sur lesquels une âme parente avait casé le Schema Israël en entier.  [tr. de l'allemand de Philippe Ivernel]

Ho una teoria: la costrizione è fertile all’espressione. Obbliga ad un esercizio di sintesi e concetrazione che può aprire il cammino dell’eccellenza, la via verso la perfezione. La mia tesi (non così originale) è supportata – attraverso un’inversione forzata del suo pensiero – da Walter Benjamin. Ecco perché Walter Benjamin avrebbe apprezzato (forse) Twitter, forma moderna di concentrazione del pensiero, dell’espressione e del linguaggio in 140 caratteri (attraverso la testimonianza di Gershom Scholem).

Tutto ciò che era piccolo esercitava su di lui la più grande attrazione. Uno dei suoi impulsi più forti consisteva nell’esprimere o nello scoprire la perfezione nel piccolo e nel minuscolo. Degli autori come J. P. Hebel oppure il narratore ebraico S. J. Agnon, che raggiungevano la perfezione in storie dal formato estremamente ridotto, potevano costantemente stupirlo. Che il grande si schiuda nel piccolo, che « il buon Dio stia nel dettaglio », come usava dire Aby Warburg, costituivano per lui, sotto diversi aspetti, delle idee fondamentali. Questa disposizione conferisce al suo libro Senso unico il particolare accento che gli è proprio. Poiché non è l’aforisma nello specifico che è qui determinante ma l’intenzione del conferire una totalità a degli scritti molto piccoli. Un tratto che si impresse ugualmente nella sua scrittura, formata da una tendenza estrema alla piccolezza senza che essa rinunciasse, in quei minuscoli tratti, alla più fine acutezza e precisione. Egli nutriva l’ambizione, mai realizzata, di collocare cento linee nel foglio di una lettera e, nell’agosto del 1927, mi trascinò al museo di Cluny, a Parigi, per mostrami con un entusiasmo senza limiti, in una collezione di oggetti rituali ebrei quivi esposta, due chicchi di grano sui quali un’anima affine aveva inserito per intero lo Schemà Israel[tr. dal francese della sottoscritta]

Gershom Scholem, Walter Benjamin in « Walter Benjamin et son ange » [1983] éd. fr. 1995