La vision tragique de paysages monochromes, anesthésiés, stériles (Unfruchtbare Landschaften). … continue

Scolpire la luce, modellare lo spazio attraverso la luce: François Morellet, secondo artista vivente invitato dal Louvre, dopo Anselm Kiefer, a creare un’opera perenne per il museo. L’esprit d’escalier (lo spirito da scala > modo di dire francese ad indicare che lo spirito, le giuste parole, si ritrovano solo una volta che ci si è congedati dal nostro interlocutore, arrivati ai piedi della scala). L’artista ridisegna le vetrate della scalinata Lefuel (XIX secolo). Uno slittamento dello scheletro delle vetrate ne suggerisce uno sdoppiamento, imprimendo un moto circolare, una rotazione fisica e mentale che accompagna il corpo in movimento nella discesa. Un’istigazione alla vertigine.
Sculpter la lumière, modeler l’espace à travers la lumière : François Morellet, deuxième artiste vivant invité par le Louvre, après Anselm Kiefer, à créer une œuvre pérenne pour le musée. L’esprit d’escalier. L’artiste redessine les vitraux de l’escalier Lefuel (XIXe siècle). Un glissement du squelette des vitraux en suggère le dédoublement, leur imprime un motus circulaire, une rotation physique et mentale qui accompagne le corps en mouvement dans la descente. Une instigation au vertige.



François Morellet, L’esprit d’escalier, Musée du Louvre, Paris 1er

Imbarazzo critico, impasse nella mia risoluzione per l’imperativo al giudizio : non so decidermi, per Monumenta 2010 curata da Catherine Grenier e affidata a Christian Boltanski. Investire lo spazio maestoso del Grand Palais, è il vero nodo di Monumenta, un challenge tra l’artista e lo spazio. In Personnes (“persone”), il visitatore si trova rigettato dallo spazio, assalito dall’esperienza dell’angoscia: chiusa alla vista al principio da un muro di scatole arrugginite, una volta aggirato il muro, l’installazione si apre alla vista. Si sviluppa essenzialmente su un piano orizzontale, a filo del suolo. Dei vestiti disposti a terra in quadrati perfetti, separati da dei corridoi percorribili, ogni quadrato illuminato da un neon: il richiamo alle immagini dei campi di prigionia è immediato. Un ambiente freddo, disumanizzato, vuoto. L’opera è nell’assenza. I corpi, mancano i corpi delle persone (personnes), i corpi spogliati dai vestiti. Non c’è nessuno (personne). La presenza/assenza dell’umano amplificata dal suono di battiti del cuore che si accavallano e rieccheggiano nella navata. Rompe l’orizzontalità una montagna di vestiti, da cui una gru coglie dei pezzi che rigetta in seguito. Boltanski ha costruito uno spazio ostile. Ha voluto il freddo (l’evento che doveva aver luogo nel giugno 2009 è stato spostato proprio per questo motivo in inverno). Evocare la perdita e la morte. Eliminare ogni possibilità per un’esperienza personale dello spazio. Non c’è possibilità per lo spettatore di perdersi. Non c’è lo spazio, per il visitatore, per provare a vivere, a sperimentare, a mettere in relazione il proprio corpo, in rapporto all’opera e allo spazio. Il visitatore è l’elemento di troppo dell’installazione. È prigioniero della visione e dell’intenzione artistica dell’artista. Non può proiettare se stesso sull’opera. L’unica salvazione è l’uscita. L’installazione è riuscita perché mette in scena perfettamente la volontà dell’artista e provoca gli effetti voluti: l’angoscia. Non c’è bisogno di nozioni, di mezzi critici per vivere e capire l’opera, perché tende ad evocare emozioni incontrate da ciascuno nella vita. È un’opera concepita per il grande pubblico. Per un pubblico minimamente “sofisticato”, che conosce Boltanski, che ha qualche nozione di arte contemporanea, che si aspetta un’esperienza anche “mentale”, Boltanski ha fallito. Non ha raccolto la sfida dello spazio, non si è misurato con il challenge di “riempire” quel vuoto. Ha fatto – per l’ennesima volta – del “Boltanski”, stesse tematiche, stesso tono delle opere degli ultimi trent’anni dalla famosa Documenta del 1972, marchio di fabbrica fedele a se stesso. Il confronto con Anselm Kiefer e Richard Serra delle edizioni precedenti è a suo sfavore. Non è riuscito a stupire, a creare un nuovo concetto, a far sorgere idee nuove. Un’opera con un solo grado di lettura, è un’opera povera? Io umilmente credo di sì. Né brutto né bello, inclassificabile (mah).
Embarras critique, impasse dans ma résolution sur l’impératif du jugement : je ne sais pas me décider pour ce qui concerne Monumenta 2010 commissaire Catherine Grenier, artiste invité Christian Boltanski. Investir l’espace majestueux du Grand Palais, c’est le vrai nœud de Monumenta, un défi entre l’artiste et l’espace. Dans Personnes, le visiteur se trouve rejeté par l’espace, assailli par l’expérience de l’angoisse : fermée à la vue à l’entrée par un mur de boîtes rouillées, une fois contourné le mur, l’installation se dégage. Elle se développe principalement sur le plan horizontal, à fil du sol. Des vêtements disposés par terre en carrés parfaits, séparés par des couloirs déambulatoires, chaque carré illuminé par un néon : le rappel à des images de champs d’emprisonnement est immédiat. Un environnement froid, déshumanisé, vide. L’œuvre est dans l’absence. Les corps, les personnes dont les corps manquent, les corps déshabillés de ces vêtements. Il n’y a personne. La présence/absence de l’humain est amplifiée par le son des battements de cœur qui se chevauchent et dont l’écho se répand dans la nef. À casser cette horizontalité, une montagne de vêtements, d’où une grue prélève des pièces pour ensuite les rejeter. Boltanski a façonné un espace hostile. Il a voulu le froid (l’exposition devait avoir lieu dans l’été 2009 et a été décalée, exprès, en hiver). Évoquer la perte et la mort. Éliminer toute possibilité d’une expérience personnalisée de l’espace. Il n’y a aucune possibilité pour le spectateur de se perdre. Aucun espace est laissé au spectateur pour qu’il essaie à vivre, à expérimenter, à mettre en relation son propre corps en rapport avec l’œuvre et l’espace qui la contient. Le visitateur est l’élément de trop de l’installation. Il est prisonnier de la vision et de la volonté artistique de l’artiste. Il n’est pas libre de projeter soi-même sur l’œuvre. La seule salvation possible est la sortie. L’installation est réussie parce qu’elle met en scène parfaitement la volonté de l’artiste et provoque les effets recherchés : l’angoisse. Il n’y a aucun besoin de notions, ni de moyens critiques pour vivre et comprendre l’œuvre, parce qu’elle provoque des émotions rencontrées par chacun au cours de sa vie. Il s’agit d’une œuvre conçue pour le grand publique. Pour un publique légèrement « sophistiqué », qui connaît Boltanski, qui a quelque notion d’art contemporain, qui s’attend à une expérience aussi « mentale », Boltanski a échoué. Il n’a pas cueilli le défi envers l’espace, il ne s’est pas mesuré avec le challenge de remplir ce vide. Il a fait – pour l’énième fois – du « Boltanski », mêmes thématiques, même ton des œuvres des trente dernières années à partir de la célèbre Documenta de 1972, marque de fabrique fidèle à soi-même. La confrontation avec Anselm Kiefer et Richard Serra des éditions précédentes ne tourne pas en sa faveur. Il n’a pas réussi à surprendre, à créer un nouveau concept, à faire surgir des idées nouvelles. Une œuvre à un seul degré de lecture est-elle une œuvre plus pauvre ? Humblement, je crois que oui. Ni beau ni laid, inclassable (bof).





Christian Boltanski, Personnes, Monumenta 2010, Grand Palais, Paris 8ème, du 13 janvier au 21 février 2010






subscribe
commenti