Couverture de Vogue Hommes Japan, septembre 2010 : Lady Gaga photographiée par Jo Calderone nue sous une robe-bikini en viande crue. The Naked Truth. Mise en scène inspirée à l’art contemporain ? Clin d’oeil (involontaire?) à Vanitas : robe de chair pour albinos anorexique, 1987 de Jana Sterbak, dans les collections du Centre Pompidou (ci-dessus). En ces temps de polémiques autour de l’art et du plagiat. Une suggestion. L’art est l’art de voler (appropriation savante). Et du plaisir d’être volé, pourquoi pas.
Copertina di Vogue Hommes Japan, settembre 2010: Lady Gaga fotografata da Jo Calderone nuda sotto un vestito-bikini di carne cruda. The Naked Truth. Mise en scène ispirata all’arte contemporanea? Strizzatina d’occhio (involontaria?) à Vanitas: Flesh Dress for an Albino Anorectic, 1987 di Jana Sterbak, nelle collezioni del Centre Pompidou (quassù). In questi tempi di polemiche in Francia sull’arte e il plagio. Una suggestione. L’arte è l’arte di rubare (appropriazione sapiente). E del piacere di farsi rubare, perché no.
Mid-14c., celynge, « paneling, any interior surface of a building, » noun formed (with -ing) from M.E. borrowing of M.Fr. verb celer « to conceal, cover with paneling » (12c.), from L. celare (see cell); probably influenced by L. cælum « heaven, sky » (see celestial). The meaning « top surface of a room » is attested by 1530s. Fr. plafond; it. soffitto.
Ciel
Picard, ciu ; bourguig. cier ; bressan, ciar ; franc-comtois, cié ; wallon, sîr ; provenç. cel ; espagn. et ital. cielo ; du latin coelum, qui se rattache au mot grec qui signifie creux (car l’orthographe caelum paraît devoir être rejetée).
Cielo
Rum. cier; prov. ciels; fr. ciel; cat. cel; sp. cielo; port. ceo: dal lat caelum e coelum che è della stessa famiglia del gr. koilos cavo, incavato e tiene alla rad. ku o cu (modificata in coi, coe), che ha il senso di essere convesso, esser gonfio perocché ciò che da una parte rileva si suppone che dall’altra sia cavo.
The Ceiling di Cy Twombly, soffitto (finito) e cielo (infinito). Architettura e pittura.
The Ceiling de Cy Twombly, plafond (fini) et ciel (infini). Architecture et peinture.
Retour sur la question de la valeur des œuvres d’art. Question centrale de l’art contemporain. La remise en question des critères de jugement et de valeur a renversé tous les repères. On s’y égare facilement. … continue
Mentre i maturandi italiani affrontavano lo spinoso problema dell’esistenza degli UFO e la vitalissima questione “Siamo soli nell’universo?”, i loro omologhi francesi dipanavano noiosamente il loro tema alla domanda “L’arte può fare a meno delle regole?”. Sbadigli. Noiosissimi francesi. Raphaël Enthoven, abbozzando una personale visione del problema, lamenta l’assenza di regole nell’arte contemporanea che sfocerebbe in un’arte incomprensibile, élitista, priva di savoir faire, di qualità. La questione dell’arte contemporanea e del suo rigetto tra la critica e gli spettatori è tutta qui. Le regole. E la loro (presunta) assenza. E se le regole non fossero scomparse ma semplicemente cambiate? E se invece la regola fosse, giustamente nell’asestimicità, nella pluralità, nella cacofonia? Un gioco linguistico esaurito si apre quindi ad altri. Né migliori, né peggiori. Né più avanzati né meno avanzati. Semplicemente, altri. Yves Michaud, Critères esthétiques et jugement de goût, 1999.
Alors que les étudiants italiens affrontaient pour leur bac l’épineux problème de l’existence des OVNIs et la question vitalissime « Sommes-nous seuls dans l’univers ? », leurs homologues français démêlaient ennuyeusement leur épreuve à la question « L’art peut-il se passer des règles ? ». Bâillements. Qu’est-ce que les français peuvent être ennuyeusement sérieux. Raphaël Enthoven, en esquissant sa vision personnelle du problème, il déplore l’absence de règles dans l’art contemporain qui aboutit en un art incompréhensible, élitiste, dénué de savoir faire, de qualité. La question de l’art contemporain et de son rejet parmi la critique et les spectateurs est là. Les règles. Et leur absence (présumée). Et si les règles n’étaient pas disparues mais tout simplement changées ? Et si au contraire la règle était, justement dans l’asystématicité, dans la pluralité, dans la cacophonie ? Un jeu de langage épuisé s’ouvre alors sur d’autres. Ni meilleurs ni pires. Ni plus avancés ni moins avancés. Simplement autres. Yves Michaud, Critères esthétiques et jugement de goût, 1999.
L’art ne vient pas coucher dans les lits qu’on a faits pour lui ; il se sauve aussitôt qu’on prononce son nom : ce qu’il aime c’est l’incognito. Ses meilleurs moments sont quand il oublie comment il s’appelle. Jean Dubuffet, 1960
L’art brut, élan créatif à l’état pur, pur au-delà des filtres de la réflexion artistique, du raisonnement et de la recherche. L’art comme défoulement dans la création. L’absence de règles fait système. La cohérence est dans le retour obsessionnel des thèmes, des techniques, des sujets, des formes. Une cohérence illogique seulement à l’apparence et qui reproduit – malgré elle et presque paradoxalement – la logique des démarches conceptuelles de l’art contemporain. Les chemins de raison et déraison se croisent, brouillent les idées. Le moteur de la création étant enfoui au plus profond de l’être, de ses expériences, de la mémoire, ses passions et ses désirs. L’art comme un champ hybride sans nom où forces et énergies créatrices s’agitent.
L’art brut, slancio creativo allo stato puro, puro al di là dei filtri della riflessione artistica, del ragionamento e della ricerca. L’arte come sfogo nella creazione. L’assenza di regole fa sistema. La coerenza è nel ritorno ossessivo di temi, tecniche, soggetti, forme. Una coerenza illogica solo all’apparenza, che riproduce – sé malgrado e quasi paradossalmente – la logica delle démarches concettuali dell’arte contemporanea. I sentieri della ragione e della non-ragione si incrociano, confondono le idee. Il motore della creazione lontano nei luoghi più profondi dell’essere, delle sue esperienze, della sua memoria, delle sue passioni e desideri. L’arte come un campo ibrido, senza nome, in cui si agitano forze ed energie creatrici.
Art brut japonais, Halle Saint Pierre, 2 rue Ronsard, Paris 18e jusqu’au 2 janvier 2011
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