Jan Fabre, Pietas, Scuola grande di Santa Maria della Misericordia, Venezia, agosto 2011
Francesco Vezzoli, Fondazione Prada, Venezia, agosto 2011
Francesco Vezzoli, Galerie Yvon Lambert, La Décadence, du 27 janvier au 25 février 2012
Ovvero la sempiterna lotta dell’artista preso tra tradizione e modernità. L’estate scorsa a Venezia, a margine della Biennale e in due luoghi distinti, ho visto queste due sculture di Jan Fabre e Francesco Vezzoli. Due artisti contemporanei, entrambi conosciuti per linguaggi e tecniche non-tradizionali, si ritrovano sul terreno dell’arte classica. Ne prendono a prestito il medium, il marmo. Ne riprendono le forme, distorcendole (e così facendo, ne distorcono il contenuto): la Pietà di Michelangelo (Jan Fabre), l’arte classica del ritratto in forma di busto (Francesco Vezzoli). Entrambi, mettono se stessi al centro della rappresentazione. Jan Fabre prende il posto di Cristo tra le braccia di Maria (trasformata nella Morte) e Francesco Vezzoli si contrappone a un busto di Apollo (veramente classico), in un atteggiamento irridente salvo poi fare il proprio autoritratto, serissimo, nelle veci del « dio sole » nell’opera esposta in questo momento alla galleria Yvon Lambert.
Autrement dit, la lutte sempiternelle de l’artiste pris entre tradition et modernité. L’été dernier à Venise, en marge de la Biennale et en deux endroits différents, j’ai vu ces deux sculptures de Jan Fabre et Francesco Vezzoli. Deux artistes contemporains, les deux connus pour un langage et une technique non-traditionnels, se retrouvent sur le terrain de l’art classique. Ils lui empruntent le médium, le marbre. Ils en reprennent les formes, en les déformant (et ainsi faisant, ils en déforment le contenu): la Pietà de Michel-Ange (Jan Fabre), l’art classique du portrait sous forme de buste (Francesco Vezzoli). Dans les deux cas, les deux artistes se placent eux-mêmes au centre de la représentation. Jan Fabre prend la place de Christ dans les bras de Marie (transformée en la Mort) et Francesco Vezzoli se met face à un buste d’Apollon (vraiment classique), avec une attitude burlesque sauf après faire sérieusement son autoportrait en « dieu soleil » dans l’oeuvre exposée en ce moment à la galerie Yvon Lambert.






































subscribe
commenti