Oncle Boonmee. Beau.

Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures, un film d’Apichatpong Weerasethakul, Thaïlande, 2010 (1 h 54) avec Thanapat Saisaymar, Jenjira Pongpas, Sakda Kaewbuadee. Palme d’or au Festival de Cannes 2010.

Il y parfois des beautés qui nous laissent muets. Il n’y pas forcément des raisons pour les aimer, pas d’espace pour la raison. Davantage de l’art vidéo que du cinéma. Se laisser emporter par la beauté des images. C’est juste beau.

Ci sono a volte bellezze che lasciano muti. Non ci sono per forza delle ragioni per amarle, uno spazio per la ragione. Più video art che cinema. Lasciarsi trasportare dalla bellezza delle immagini. È semplicemente bello.

Copie conforme d’Abbas Kiarostami (copia carbone)

Copie conforme, d’Abbas Kiarostami, Iran-Italie-France, 2009 (1h46) avec Juliette Binoche et William Shimell

Exemple emblématique de film à vocation à priori exempte de toute critique. Qu’on ne peut pas dire de ne pas avoir aimé, faute de passer pour un amateur de blockbusters de la pire espèce qui ne comprend pas ni aime le cinéma « trop intello ». Les ingrédients sont tous là pour l’adoration inconditionnée. Un grand réalisateur, irréprochable (Abbas Kiarostami), une icône du cinéma français (Juliette Binoche) et des thématiques très intello-philosophico, profondes et engageantes (l’art, l’amour, l’incompréhension homme-femme). Sauf que. … continue

Un problema di tipo greco: Augusto Minzolini e il TG1

In seguito a dei « problemi di tipo greco » il direttore del TG1 Augusto Minzolini non ha potuto trasmettere l’audio integrale del discorso pronunciato al momento della premiazione per la Migliore interpretazione maschile a Elio Germano, polemico verso la classe dirigente italiana. … continue

Lenny & the Kids de Benny et Josh Safdie

Lenny & the Kids (Go Get Some Rosemary), de Benny et Josh Safdie (Red Bucket Films), États-Unis 2009 (1h40), avec Ronald Bronstein, Eleonore Hendricks, Abel Ferrara…

J’avais adoré The Pleasure of Being Robbed de Josh Safdie. Et j’aime le nouveau film signé Josh et Benny Safdie, Lenny & the Kids, plus intimiste, plus obsessionnel du précédent. … continue

Update : JR, Women Are Heroes

Le projet photographique de JR Women Are Heroes dont j’écrivais ici est devenu un film :  il sera présenté à Cannes, pendant la Semaine de la critique.

« Tetro » de Francis Ford Coppola | #cine, #brutto, #laid |

Tetro, de Francis Ford Coppola, États-Unis/Argentine 2009 (2h07) avec Vincent Gallo, Alden Ehrenreich, Maribel Verdu, Klaus Maria Brandauer, Carmen Maura.

Il nuovo film di Francis Ford Coppola ovvero la goccia che ha fatto traboccare il vaso. Leggo di critiche “mitigate” alla sua presentazione al Festival di Cannes ma i giornali in Francia non risparmiano gli apprezzamenti a Tetro. Il film è sinceramente brutto, imbarazzante per lunghezza (inspiegabilmente lungo), inconsistenza e mancanza di ispirazione e autenticità. Sfiora finanche la presunzione per la ricercatezza estetica vuota e artificiale, specie di magniloquenza espressiva e di artificio senza grazia (quel dono raro che fa apparire naturale, semplice, lo sforzo richiesto dalle opere più complicate). La scelta del bianco e nero è, di primo acchito, pretestuosa. Dà l’idea di voler ricreare un’atmosfera bianco e nero arty/intimista o per lo meno evocativa ma finisce per dipingere paradossalmente un bianco e nero “a colori”: come guardare un film a colori con una televisione in bianco e nero di una volta. Un bianco e nero piatto, esteticamente immotivato e asettico. Il film si trascina per due ore, senza sussulti, senza motivi particolari, senza nessuno slancio: la trama famigliare non ha alcun interesse, il dramma psicologico del figlio artista oppresso dalla personalità del padre è senza sapore. Il titolo è già in sé grottesco: cliché vuoto del personaggio in crisi che decide di rompere col passato e farsi chiamare “Tetro”, dall’abbreviazione del suo vero cognome Tetrocini. “Tetro” il tenebroso come un antieroe da spaghetti western scaduto. Le vicissitudini e le rivalità interne di una famiglia italiana di immigrati con vocazioni artistiche e operistiche ripropongono ancora un cliché ritrito (nonostante i riferimenti autobiografici del regista) e non riescono a elevarsi a mito come nelle precedenti saghe famigliari – il Padrino sovrano – di Coppola. Le scene spagnoleggianti decadenti (il film si svolge a Buonos Aires) di movida, trasformismo, sesso ed eccentricità da Almodovar sono di un eccesso senza grazia. Carmen Maura nei panni di una feroce critica teatrale è inverosimile. Dettagli degni di nota: gli occhi tenebrosi, quelli sì a dispetto del grottesco soprannome di “Tetro”, di Vincent Gallo e la bellezza giovane, sfrontata e insolente di Alden Ehrenreich, un misto tra Leonardo di Caprio e James Dean. Il film è “sorprendente”, come ripetono in molti, ma non in senso positivo e lascia una vena di tristezza, al ricordo del grande maestro Francis Ford Coppola.

Le nouveau film de Francis Ford Coppola ou bien la goutte qui a fait déborder le vase. Je lis de critiques « mitigées » lors de sa présentation au Festival de Cannes mais les journaux en France n’économisent pas leurs louanges à propos de Tetro. Le film est sincèrement mauvais, embarrassant dans sa longueur (inexplicablement long), son inconsistance et son manque d’inspiration et d’authenticité. Il effleure presque la prétention dans sa recherche esthétique vide et artificielle, sorte de grandiloquence expressive et d’artifice sans grâce (ce don rare qui fait paraître naturel et simple, l’effort qui coûte les œuvres les plus compliquées). Le choix du noir et blanc est, d’emblée, insensé. Il est supposé recréer une atmosphère arty/intimiste en noir et blanc ou tout au moins une émotion du souvenir, mais il finit par peindre paradoxalement un noir et blanc « en couleurs » : comme regarder un film en couleurs dans une télé en noir au blanc d’y il a cinquante ans. Un noir et blanc plat, esthétiquement immotivé et aseptique. Le film se traîne pendant deux heures, sans sursauts, sans des motivations particulières, sans aucun élan : l’histoire familiale est sans intérêt, le drame psychologique du fils artiste opprimé par la personnalité du père est sans saveur. Le titre est déjà grotesque en soi : cliché vide du personnage en crise qui décide de rompre avec le passé et de s’appeler « Tetro », de l’abréviation de son vrai nom Tetrocini. « Tetro » le ténébreux, comme un anti-héro d’un spaghetti western périmé. Les histoires et les rivalités internes d’une famille italienne d’émigrés aux vocations artistiques et musicales reprennent encore un cliché remâché (nonobstant les références biographiques du réalisateur) et n’arrivent pas à s’élever au rang de mythe comme dans les précédentes sagas familiales – le Parrain souverain – de Coppola. Les scènes « hispaniques » décadentes (le film se déroule à Buenos Aires) de movida, transformisme, sexe et excentricités à l’Almodovar sont d’un excès sans grâce. Carmen Maura dans le rôle de la feroce critique théâtrale est invraisemblable. Détails dignes de note : les yeux ténébreux – ceux-là oui, malgré le grotesque surnom de « Tetro » – de Vincent Gallo et la beauté jeune, effrontée et insolente de Alden Ehrenreich, entre Leonardo di Caprio et James Dean. Le film est surprenant, comme ils disent, mais pas en sens positif et laisse un brin de tristesse au souvenir du grand maître Francis Ford Coppola.