An unscientific point of view on the beginning and evolution of life … and how it could probably end.
Une vie naturelle des formes, images qui donnent naissance à d’autres images, images qui contiennent d’autres images. Images vivantes qui arpentent les murs, les parcourent. Les murs deviennent écran.
Una vita naturale delle forme, immagini che partoriscono altre immagini, immagini che contengono altre immagini. Immagini viventi che camminano sui muri, li percorrono. I muri diventano schermo.
L’esprit underground – à pouvoir le visualiser, le rendre en une image, en faire une métaphore visuelle – il serait comme un fleuve, un fléau spirituel, une vague noire comme de l’encre de Chine. Il s’enfuirait en sortant des égouts, comme d’une boîte de Pandore, fluide comme une masse fluctueuse, compacte et sinueuse en même temps. Il envahirait le monde au-dessus. Il se déploierait comme une vague composée par d’innombrables âmes noires qui se noient en lui et qui, en se détachant et retombant en mille gouttes sur terre, s’évaporeraient au soleil, en demeurant inertes au sol comme autant de flaques noires.
Lo spirito underground – a poterlo visualizzare, renderlo in un’immagine, farne una metafora visiva – sarebbe come un fiume, una pandemia spirituale, un’onda nera come l’inchiostro. Scapperebbe uscendo dalle fogne, come da un vaso di Pandora, fluido come una massa flottante, compatta e sinuosa al tempo stesso. Invaderebbe il mondo di sopra. Si estenderebbe come un’onda composta da tante anime nere che si disperdono in esso e che, staccandosi e ricadendo in mille gocce su terra, evaporerebbero al sole, rimanendo inerti al sole come tante pozzanghere nere.
Momentos que solo puede vivir… el dibujante, graffiti de ESCIF (anonime valencien) / graffiti di ESCIF (anonimo valenziano) . Interview, here.
Immagini paradossali. Un uomo con un salvagente a Parigi. Aspirante, o piuttosto fallito, nuotatore urbano di mari di cemento. Un uomo prigioniero di un salvagente. Un salvagente che diventa catena. Quando l’elemento rassicuratore, salvatore quasi, si rivela, in modo subdolo, una costrizione che impedisce di muoversi e rende schiavo. La paura rende schiavi. Priva della libertà di scegliere e, perché no, di rischiare di annegare. Invito alla libertà e al coraggio di lanciarsi senza rete.
Des images paradoxales. Un homme à la bouée dans Paris. Aspirant – ou plutôt raté – nageur urbain de mers de béton. Un homme prisonnier de sa bouée. Une bouée qui se transforme en chaîne. Quand l’élément rassurant – salvateur presque – se révèle, sournoisement, une contrainte qui empêche tout mouvement et nous rend esclaves. La peur nous rend esclaves. Enlève la liberté de choisir et, pourquoi pas, de risquer de se noyer. Une invitation à la liberté et au courage de se lancer sans protection.
Una carcassa gigante sanguinolenta, una smorfia, un grido di d’orrore firmato Bonom. Il realismo di una natura morta di Rembrandt e lo stile deconstruito (e vicino al grottesco) di una creatura di Picasso. Gli scalini metallici salgono verso il tetto dell’edificio e si offrono come ossatura, colonna vertebrale dell’animale, sulla quale si aggrappa la costruzione della figura. Ma sono al tempo stesso punte feroci infilate nel corpo del toro, martoriato. E l’antenna in cima, come una sorta di scarica elettrica, che fa vibrare l’immagine. Squarcio di cruda vanitas nel Marais, tra boutiques e gallerie chic d’arte contemporanea, irrompe nell’atmosfera irreale come un pugno nello stomaco.
Une carcasse géante sanguinolente, une grimace, un cri d’horreur signé Bonom. Le réalisme d’une nature morte de Rembrandt et le style déconstruit (proche du grotesque) d’une créature de Picasso. Les marches métalliques montent vers le toit de l’édifice et s’offrent en ossature, colonne vertébrale de l’animal, sur laquelle la construction de la figure s’appuie avec force. Mais elles sont en même temps des pointes féroces implantées dans le corps du taureau, souffrant. Et l’antenne au dessus, comme une sorte de secousse électrique, fait vibrer l’image. Un aperçu cru d’une vanitas dans le Marais, parmi des boutiques et de galeries chic d’art contemporain, perce l’atmosphère irréelle comme un coup de poing à l’estomac.
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