À la fois un mur et un texte: Joseph Kosuth | #art, #bello, #beau |

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“Quindici pietre posate, tutte uscite dall’ombra, queste parole luminose rendono visibile al tempo stesso chi vede e chi è visto. Il muro, il passaggio”.

Joseph Kosuth, artista concettuale contemporaneo, interviene nello spazio sotterraneo del Louvre medievale, l’antico, il primo Louvre, con un’installazione di quindici frasi al neon, minimaliste, investendo mura, angoli e anfratti. Choc tra antico e contemporaneo. Parole-neon. Parole come pietre. Parole-neon, parole luminose che illuminano le pietre: lo sguardo dello spettatore è attirato dalla frase come da un neon-insegna. Segnale luminoso che guida lo sguardo nel percorso semibuio, lo conduce all’incontro delle pietre. Ogni frase illumina le mura concettualmente e fisicamente, visivamente, è luce e senso, invita lo spettatore alla scoperta e al questionamento semantico dell’oggetto-pietra, elemento fondativo, oggetto storico e reperto archeologico, anonimo portatore di senso e di storia. Una relazione elettrica passa tra parola, messaggio, luce e supporto, in un rinvio virtuoso dall’uno all’altro. Stimoli alla scoperta di un senso che solo lo spettatore può ritrovare, “nella confusione e nel disorientamento”, interrogando il silenzio delle mura, aprendo un passaggio nella “storia al tempo stesso profonda e muta” delle pietre.

« Quinze pierres en place, toutes sorties de l’ombre, ces mots lumineux rendent visibles à la fois celui qui voit et celui qui est vu. Le mur, le passage. »

Joseph Kosuth, artiste conceptuel contemporain, intervient dans l’espace souterrain du Louvre médiéval, l’ancien, le premier Louvre, avec l’installation de quinze phrases au néon, minimalistes, investissant les murs, les angles en retrait, les recoins. Choc entre l’ancien et le contemporain. Mots-néon. Mots comme des pierres. Mots-néon, mots lumineux qui illuminent les pierres : le regard du spectateur est attiré par chaque phrase comme par un néon-enseigne. Signal lumineux qui guide le regard dans le parcours semi à l’obscurité et le conduit à la rencontre avec les pierres. Chaque phrase illumine les murs de façon conceptuelle et physique, visuelle. Chaque phrase est lumière et signification, elle invite le spectateur à la découverte et au questionnement sémantique de l’objet-pierre, élément fondateur, objet historique et repère archéologique, anonyme porteur de sens et d’histoire. Une relation électrique s’établit entre mot, message, lumière et support, en un renvoi vertueux de l’un à l’autre. Incitation à la découverte d’un sens que seulement le spectateur peut retrouver, dans la confusion et la désorientation, en interrogeant le silence des murs, se frayant un passage dans « l’histoire à la fois profonde et muette » des pierres.

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Joseph Kosuth, Ni apparence ni illusion, Musée du Louvre, Paris 1er du 22 octobre 2009 au 21 juin 2010

Vanitas urbaine

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Una carcassa gigante sanguinolenta, una smorfia, un grido di d’orrore firmato Bonom. Il realismo di una natura morta di Rembrandt e lo stile deconstruito (e vicino al grottesco) di una creatura di Picasso. Gli scalini metallici salgono verso il tetto dell’edificio e si offrono come ossatura, colonna vertebrale dell’animale, sulla quale si aggrappa la costruzione della figura. Ma sono al tempo stesso punte feroci infilate nel corpo del toro, martoriato. E l’antenna in cima, come una sorta di scarica elettrica, che fa vibrare l’immagine. Squarcio di cruda vanitas nel Marais, tra boutiques e gallerie chic d’arte contemporanea, irrompe nell’atmosfera irreale come un pugno nello stomaco.

Une carcasse géante sanguinolente, une grimace, un cri d’horreur signé Bonom. Le réalisme d’une nature morte de Rembrandt et le style déconstruit (proche du grotesque) d’une créature de Picasso. Les marches métalliques montent vers le toit de l’édifice et s’offrent en ossature, colonne vertébrale de l’animal, sur laquelle la construction de la figure s’appuie avec force. Mais elles sont en même temps des pointes féroces implantées dans le corps du taureau, souffrant. Et l’antenne au dessus, comme une sorte de secousse électrique, fait vibrer l’image. Un aperçu cru d’une vanitas dans le Marais, parmi des boutiques et de galeries chic d’art contemporain, perce l’atmosphère irréelle comme un coup de poing à l’estomac.

Louvre underground

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Rue de Lancry, Paris 10ème

Quand l’art urbain défie l’art officiel, quand le musée débarque dans la rue, une galerie du Louvre peut s’improviser sur un pan de mur du Canal Saint-Martin. Le jeu du street art entre l’artiste, le support et le temps, se complique ultérieurement : la confrontation avec le modèle est obligatoire (et quasi toujours sanglante) et l’environnement rentre avec force dans l’œuvre. L’approche avec les maîtres officiels de l’histoire de l’art est souvent irrévérencieuse, l’esprit est celui de la dérision et de l’ironie : sorte de tentative d’assassinat de l’aura de ces œuvres-icônes masquée en hommage artistique. L’environnement complique ensuite la signification et la perception de l’image. Ainsi, Le Radeau de la Méduse de Géricault re-vu par par Jérôme Mesnager glisse doucement sur la rive du canal, transporté par les eaux placides et son drame touche à sa fin. À ses côtés la Joconde siège, imperturbable comme d’habitude, insaisissable mais équipée à toute éventualité, même à l’exondation : l’artiste l’hommageant élégamment d’un tube pour respirer dans l’eau et l’échelle étant à portée de main pour s’envoler soudainement.

Quando l’arte urbana sfida l’arte ufficiale, quando il museo approda sulla strada, una galleria del Louvre può essere improvvisata su un pezzo di muro del Canal Saint-Martin. Il gioco della street art tra l’artista, il supporto e il tempo, si complica ulteriormente: il confronto con il modello è obbligatorio (e quasi sempre sanguinoso) e l’environnement entra con forza nell’opera. L’approccio con i maestri ufficiali della storia dell’arte è spesso irriverente, lo spirito è quello della derisione e dell’ironia: sorta di tentativo di omicidio dell’aura di opere-icone mascherata da omaggio artistico. L’environnement complica in seguito il significato e la percezione dell’immagine. Così, La zattera della Medusa di Géricault rivista da Jérôme Mesnager scivola dolcemente sulla riva del canale, trasportata dalle acque placide e il suo dramma giunge così alla fine. Accanto, la Gioconda campeggia, imperturbabile come al solito, misteriosa ma equipaggiata per ogni eventualità, anche all’esondazione: l’artista omaggiandola elegantemente di un boccaglio per respirare sott’acqua e la scala a portata di mano per fuggire improvvisamente.

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