Louise Bourgeois : l’araignée, la maîtresse et la mandarine, un film de Marion Cajori et Amei Wallach, États-Unis, 2008 avec Louise Bourgeois, Jean-Louis Bourgeois, Jerry Gorovoy, Robert Storr…
Parlare dell’arte di Louise Bourgeois è difficile, come lo è provare a dare un nome alle nostre emozioni più grandi, alle nostre paure, all’inconscio rintanato nel più profondo di noi stessi. Si tratta in fondo proprio di questo, parlare di Louise Bourgeois. Dare un nome, un volto al nostro groviglio interiore. L’esperienza dell’entrare in contatto con le sue opere è quella di un’epifania, di una materializzazione di emozioni e di paure (la paura fa girare il mondo), di dolori spesso sopiti o spinti lontano dalla coscienza, nel buio profondo dell’oblio e della notte. Una concrezione, in una forma, di sensazioni astratte, volatili e velate. Fantasmi sorti dal più profondo che vivono nella scultura, con tutta la forza e la fisicità della materia. Opere nate dal passato, dal dolore, dalle emozioni dell’artista (le mie emozioni non sono appropriate alla mia taglia): ogni scultura è un autoritratto che, sublimato in una vocazione universale, suscita un’emozione vibrante, mai artificiale. Sorta di sculture-totem in cui lo spirito risiede vivo ed espande la sua energia, in cui è mantenuta intatta la complessità dei fantasmi, all’interno di forme informi, ambigue e ambivalenti. La scultura diventa una pratica liberatoria, esercizio di sfogo, di violenza e aggressività, di torsione. Opera di volontà e di tenacità. Le mani di Louise Bourgeois sono mani nodose e forti, mani che lavorano la materia e la addomesticano, senza interruzione. Figura multiforme di donna, moglie, madre e artista. Le sue frasi sono pietre, squarci di autocoscienza. La ruvidità dei suoi modi e dei gesti lascia intravedere la fragilità di un’anima sensibile. Un cammino, quello dell’artista che lavora in un dialogo costante col proprio inconscio, cammino che lei stessa riassume nella frase di Montaigne Conosci te stesso e aggiunge, per completarla, per essere felice. Louise Bourgeois, al tempo stesso artista “classica” del ventesimo secolo e artista contemporanea. Icona dei movimenti artistici femministi, lei malgrado. Prima donna artista a cui il MoMa ha dedicato una retrospettiva nel 1982.
Parler de l’art de Louise Bourgeois c’est difficile, difficile comme essayer de donner un nom aux émotions les plus grandes, à ses propres peurs, à l’inconscient enfui au profond de nous-mêmes. C’est ça, au fond, parler de Louise Bourgeois. Donner un nom, un visage à notre enchevêtrement intérieur. L’expérience de rentrer en contact avec ses œuvres est celle d’une épiphanie, d’une matérialisation d’émotions et de peurs (la peur fait tourner le monde), de douleurs souvent assoupies ou repoussées loin de la conscience, dans l’obscurité profonde de l’oubli et de la nuit. Ces œuvres sont une concrétisation, au sein d’une forme, de sensations abstraites, volatiles et voilées. Fantômes surgis du profond et qui vivent dans la sculpture, par la puissance et la physicité de la matière. Œuvres nées du passé, de la douleur, des émotions de l’artiste (mes émotions ne sont pas appropriées à ma taille) : chaque sculpture est un autoportrait qui, sublimé en une vocation universelle, suscite une émotion vibrante, jamais artificielle. Chaque œuvre suscite une émotion vive, jamais artificielle. Sorte de sculpture-totem où l’esprit demeure vif et répand son énergie, où la complexité des fantômes demeure intacte à l’intérieur de formes informes, ambiguës et ambivalentes. La sculpture devient une pratique libératoire, un exercice de défoulement, de violence et d’agressivité, de torsion. Œuvre de ténacité et de volonté. Les mains de Louise Bourgeois sont noueuses et fortes, ce sont des mains qui travaillent la matière et l’apprivoisent, sans interruption. Figure multiforme de femme, épouse, mère et artiste. Ses phrases semblent être gravées sur de la pierre, ce sont des éclaircies de la conscience de soi. La rudesse de ses manières et de ses gestes laisse entrevoir la fragilité d’une âme sensible. Un chemin, celui de l’artiste qui travaille en dialogue continu avec son inconscient, un chemin qu’elle-même résume par la phrase de Montaigne Connais-toi toi-même, qu’elle achève pour être heureux. Louise Bourgeois, une artiste « classique » du vingtième siècle et en même temps une artiste contemporaine. Icône des mouvements artistiques féministes, malgré elle. Première artiste femme à qui le MoMa a dédié une rétrospective en 1982.
Otte, chanson écrite et performed par Louise Bourgeois





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