Who’s That Knocking at My Door ? un film de Martin Scorsese, États-Unis, 1969 (1h30) avec Harvey Keitel, Zina Bethune, Michael Scala… Sorti le 10 juin 2009

È nelle sale il primo lungometraggio, inedito, di Martin Scorsese, Who’s That Knocking at My Door?. Film girato durante gli anni universitari, uscito negli Stati Uniti nel 1969, dopo delle peripezie durate tre anni e diversi titoli. Montaggio non elegante, crudo certo, di una scarna brutalità, con transizioni violente, non certo fluido. Un linguaggio cinematografico sorprendentemente vero, senza orpelli, ma esteticamente attento, ricercato nelle immagini, il film contiene, in potenza, tutta la forza e i germi dell’opera di Scorsese. Un’epopea nata nella strada e da storie vissute, da « persone », in stile gangsterile, che da « personaggi » diventeranno « maschere », segni distintivi del suo cinema. L’energia del film suona come un urlo, in immagini di vitalità urbana che irrompono dai margini, dalle strade di Little Italy in cui il regista è cresciuto, a New York. Le strade del film sono le stesse in cui ha vissuto, la chiesa è la stessa in cui fu chirichetto. La prima scena ha luogo nella cucina di Scorsese: la madre del regista prepara un calzone. Harvey Keitel, il protagonista, impersona il regista mentre i  personaggi portano i nomi dei suoi amici d’infanzia. Le pistole, la strada, la violenza, le ragazze, la cucina, la mamma e la religione. Storie di figli d’immigrati italiani a New York, di bande e di giovani, prigionieri della strada e dell’eredità delle vecchie generazioni, di contraddizioni culturali irrisolvibili. Composto di passaggi rapidi, alternati a sequenze più strutturate, il film sembra una sorta di specchio rotto, di patchwork in cui la narrazione batte un ritmo sincopato, rock, con un’attenzione particolare alla musica, in puro stile Scorsese.

Due scene fra tutte, si staccano dal film come due opere a sé, in cui musica e ritmo cinematografico fanno tutt’uno. La prima, un sogno erotico con evocazioni blasfemo-cristiane, in sottofondo la canzone di The Doors, The End e la seconda, al ralenti, una sorta di scherzo, giochi pericolosi ad imitatio di John Wayne al ritmo di El Watusi di Baretto.

Le premier long-métrage, inédit, de Martin Scorsese, Who’s That Knocking at My Door?, est dans les salles. Le film, tourné pendant les années universitaires, est sorti aux États-Unis en 1969, après tumultueuses histoires et différents titres. Le montage n’est pas élégant, certes, cru, même, d’une brutalité dépouillée, avec des violentes transitions, certainement pas fluide. Un langage cinématographique étonnamment vrai, sans décorations inutiles, mais esthétiquement attentif, très recherché dans les images. Le film contient, en puissance, tout l’entrain et les bourgeons de l’œuvre de Scorsese. Une épopée née dans la rue, d’histoires vécues, de « personnes » au style de gangsters que de « personnages » deviendront « masques », signes distinctifs de son cinéma. L’énergie du film sonne comme un cri, dans des images d’une vitalité urbaine qui déferle des marges, des rues de Little Italy où le réalisateur grandît, à New York. Les rues du film sont les mêmes où il vécut, l’église est celle où il fut enfant de chœur. La première séquence a lieu dans la cuisine de Scorsese : la mère du réalisateur est en train de préparer un calzone. Les flingues, la rue, la violence, les filles, la cuisine, la mamma et la religion. Des histoires de fils d’immigrants italiens à New York, de bandes et de jeunes, prisonniers de la rue et de l’héritage des vieilles générations, de contradictions culturelles insolubles. Composé par des passages rapides, alternés à des séquences plus structurées, le film semble une sorte de miroir cassé, de patchwork où la narration bat un rythme saccadé, rock, avec une attention particulière à la musique, en pur style Scorsese.

Deux scènes entre toutes se détachent du film comme des œuvres à soi, où la musique et le rythme cinématographique font un tout. La première, un rêve érotique avec des évocations blasphèmo-chrétiennes avec comme bande sonore la chanson The End de The Doors et la deuxième, au ralenti, une sorte de scherzo, jeux dangereux en imitation de John Wayne, au rythme de El Watusi de Baretto.