Surviving Life (Theory and Practice), de Jan Svankmajer, 2010, Tchécoslovaquie (1h45m) avec Václav Helsus, Klára Issová, Zuzana Kronerova…
Quand vie et rêves, rêves et vie se brouillent en une confusion inextricable… qu’on ne sait plus si vivre dans la vie ou vivre dans les rêves, renoncer à vivre pour rester dans ses propres rêves. Freud et Jung se chamaillent. Un univers gribouillant, impressionnant dans sa puissance imaginative, la beauté de ses images, faussement naïves, d’une férocité grinçante. Envie de plonger dans l’intégrale Svankmajer.
Quando vita e sogni, sogni e vita si mescolano in una confusione inestricabile… che non si sa più se vivere nella vita o vivere nei sogni, rinunciare a vivere per restare nei propri sogni. Freud e Jung bisticciano. Un universo formicolante, impressionante nella sua potenza immaginativa, la bellezza delle sue immagini falsamente naïves, di una ferocità acida. Voglia di immergermi nell’opera integrale di Svankmajer.
Scorgo un’ironia quasi insolente nella presenza alla Mostra del cinema di Venezia del film Se hai una montagna di neve, tienila all’ombra. Viaggio nella cultura in Italia di Elisabetta Sgarbi, sorella di Vittorio, multi-tasker man per eccellenza, onnipresente e onnipotente signore dell’arte in Italia, recentemente nominato Soprintendente del polo museale di Venezia. Il film, e qui è l’ironia, è un documentario che indaga lo stato e il ruolo della cultura e delle arti in Italia. Sono l’unica a trovarlo inopportuno, a rilevarvi una nota contraddittoria al limite del ridicolo se non fosse invece tragica? La cultura in Italia è ormai concepita come bene personale, circolo privato. E, come nelle migliori famiglie, i panni sporchi si lavano in casa.
J’aperçois une ironie quasi insolente dans la présence au Festival du cinéma de Venise du film Se hai una montagna di neve, tienila all’ombra. Viaggio nella cultura in Italia d’Elisabetta Sgarbi, sœur de Vittorio, multi-tasker manpar excellence, omniprésent et tout-puissant maître de l’art en Italie, récemment nommé Surintendant du pôle muséal à Venise. Le film, là est l’ironie, est un documentaire qui relate de l’état et du rôle de la culture et des arts en Italie. Suis-je la seule à le trouver inopportun, à y trouver une note contradictoire à la limite du ridicule, si ce n’était au contraire tragique ? La culture en Italie est désormais conçue comme bien personnel, cercle privé. Et, dans les meilleures des maisons,on lave son linge sale en famille.
L’Hôtel des Bains du Lido de Venise (décor de Mort à Venise, le roman et le film après) a fermé dans le silence, il reviendra à nouveau transformé en appartements de luxe. Le 67e Festival du Cinéma de Venise débute, passerelle fatiguée d’une grandeur évanouie, vendue, évaporée, désormais vide. Il se meurt, et Venise avec lui.
Il giorno in cui il Vaticano plaude alla decisione del neoeletto Presidente della Regione Piemonte Cota di rifiutare la distribuzione della pillola abortiva Ru486 e il Papa dichiara legittimo il diritto dei medici all’obiezione nella pratica dell’aborto come reazione contro delle “leggi ingiuste” (le leggi democraticamente votate dal Parlamento italiano), è il giorno migliore per parlare dell’opera prima di Paola Sangiovanni. Il documentario Ragazze, la vita trema. Quattro donne raccontano il loro impegno civile all’interno del movimento femminista, dal suo inizio in pieno slancio del ’68 fino alle grandi battaglie degli anni settanta per la legalizzazione dell’aborto, a favore del divorzio, per un nuovo diritto di famiglia, per una nuova legislazione contro la violenza sulle donne. È uno sguardo laterale sulla storia, la grande storia, alternativo perché leva una voce minoritaria rispetto a quella, dominante, della società governata dagli uomini. Ho provato una strana nostalgia – un sentimento inappropriato in fondo perché non si può rimpiangere quello che non si è vissuto – ma ho provato un profondo irragionevole rimpianto per un’epoca in cui ognuno sentiva di appartenere ad una comunità di azione e di pensiero, di vivere una “comunanza” oltre la sfera individuale e che dall’impegno collettivo potesse dipendere la propria sorte e si potesse pensare, persino, di cambiare il mondo. Quando una rivoluzione vera è stata possibile: dei cambiamenti radicali progressivi e duraturi, in cui ogni passo fatto era una conquista. Il documentario avvicina con tatto e senza mai cadere nel manicheismo o nei clichés la causa femminista, le sue lotte. Costruisce il racconto a partire delle testimonianze a cui sovrappone le immagini d’archivio. Ricorda, se fosse necessario, le lotte e il sudore che stanno, invisibili, dietro alle conquiste civili, ai diritti di cui godiamo e che oggi paiono ormai acquisiti. Oggi si impone l’urgenza di opporre resistenza – culturale, attiva – alla regressione della figura della donna in Italia, ai tentativi di reazione che insinuano un sospetto di non legittimità di quei diritti, della libertà della donna alla sua autodeterminazione. “L’aborto è un dramma, non è un reato”, recitava lo slogan. Urliamolo.
Le jour où le Vatican fait l’éloge de la décision du néo-élu Président de la Région Piémont Cota de refuser la distribution de la pilule abortive Ru486 et le Pape déclare légitime le droit des médecins à refuser de pratiquer l’avortement comme réponse contre des « lois injustes » (des lois démocratiquement votées par le Parlement italien), c’est le meilleur des jours pour parler du premier long-métrage de Paola Sangiovanni. Le documentaire Ragazze, la vita trema (Les filles, la vie tremble). Quatre femmes racontent leur engagement civil au sein du mouvement féministe, de ses débuts sous l’élan du ’68 jusqu’aux grandes batailles des années soixante-dix pour la légalisation de l’avortement, à faveur du divorce, pour un nouveau droit de la famille, pour une législation contre la violence faite aux femmes. Il s’agit d’un regard de biais sur l’histoire (la grande histoire), alternatif, parce qu’il lève une voix minoritaire par rapport à celle, dominante, de la société gouvernée par les hommes. J’ai éprouvé une étrange nostalgie – un sentiment inapproprié au fond parce qu’on ne peut pas regretter ce qu’on n’a pas vécu – mais j’ai éprouvé un profond irraisonnable regret pour une époque où chacun sentait d’appartenir à une communauté d’action et de pensée, d’être en train de vivre une comunanza au-delà de la sphère individuelle et que de l’engagement collectif pouvait dépendre son propre sort et où on pouvait penser, même, de changer le monde. Quand une vraie révolution a été possible : des changements radicaux progressifs et durables, où chaque pas accompli marquait une conquête. Le documentaire approche avec tact et sans jamais tomber dans le manichéisme ou dans les clichés, la cause féministe, ses luttes. Il construit un récit à partir de témoignages auxquelles il superpose des images d’archive. Il nous rappelle – si c’était nécessaire – la lutte et l’effort qui restent, invisibles, derrière les conquêtes civiles, les droits dont on jouit et qu’aujourd’hui nous semblent désormais acquis. Aujourd’hui l’urgence s’impose d’opposer une résistance – culturelle, active – à la régression de l’image de la femme en Italie, aux tentatives de réaction qui insinuent un suspect d’illégitimité sur ces droits, sur la liberté de la femme à son autodétermination. « L’avortement est un drame, n’est pas un crime » récitait le slogan. Crions-le.
> E per chi non l’avesse ancora visto, consiglio di vedere il documentario Il corpo delle donne di Lorella Zanardosull’utilizzo del corpo della donna nella televisione italiana. Et pour qui ne l’a pas vu, je conseille de regarder le documentaire Le corps des femmesde Lorella Zanardo sur l’utilisation du corps féminin dans la télévision italienne.
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