Les chats persans, un film de Bahman Ghobadi, Iran 2009 (1h41) avec Negar Shaghaghi, Ashkan Kooshanejad, Hamed Behdad.
Les chats persans, un film courageux qui vibre de vie et de désir d’expression. Le film, tourné en deux semaines clandestinement, en fuyant sur des motocyclettes dans les rues de Téhéran, raconte les périples de deux jeunes musiciens (jouant le rôle d’eux-mêmes) pour monter un groupe rock et s’exhiber en concert. Les complications et les cache-cache afin de contourner la loi et jouer, s’exprimer par la musique et le rock, dans des caves insonorisées sous terre, sur les squelettes de bâtiments sans murs qui surplombent Téhéran, où les voix sont dispersées par le vent, ou dans des étables à côté de vaches. Ce désir de liberté vibre, bridé par le régime. Le film ouvre les yeux du spectateur sur le monde de la musique underground iranienne, fait vivre la frustration d’une génération sous la pression constante d’un régime qui opprime toute expression et punit tout égarement des sentiments et des émotions. Ce désir de liberté semble prêt à se déverser avec la puissance d’un fleuve déchaîné d’un moment à l’autre, bande sonore et anticipation du printemps iranien suivi à la réélection d’Ahmanidejad. Un cri de liberté, contre la peur.
Les chats persans (I gatti persiani), un film coraggioso che vibra di vita e di desiderio d’espressione. Il film, girato in due settimane clandestinamente, fuggendo su delle motociclette per le vie di Teheran, racconta i peripli di due giovani musicisti (nel ruolo di se stessi) per montare un gruppo rock e esibirsi in concerto. Le complicazioni e i nascondini per aggirare la legge e suonare, esprimersi attraverso la musica e il rock, in sottorreanei insonorizzati, sugli scheletri di edifici in costruzione senza muri che dominano Teheran e dove le voci sono disperse dal vento o in stalle accanto alle mucche. Questo desiderio di libertà vibra, imbrigliato dal regime. Il film apre gli occhi allo spettatore sul mondo della musica underground iraniana, fa vivere la frustrazione di una generazione sotto la pressione costante di un regime che opprime ogni espressione e punisce ogni deriva dei sentimenti e delle emozioni. Questo desiderio di libertà sembra pronto a riversarsi con la forza di un fiume in piena da un momento all’altro, è la colonna sonora e l’anticipazione della primavera iraniana, seguita alla rielezione di Ahmanidejad. Un grido di libertà, contro la paura.





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