Jean-Michel Basquiat comme Icare. The Radiant Child.

The Radiant Child, un documentaire de Tamra Davis, 2010, États-Unis (1h30) avec Jean-Michel Basquiat, Julian Schnabel, Bruno Bischofberger, Larry Gagosian, Tony Shafrazi

Touchant, vibrant parcours dans le rise and fall de Jean-Michel Basquiat. Icare de l’art,  il a volé, trop près du soleil, jusqu’à bruler ses ailes et chuter dans le vide.

Toccante, vibrante percorso attraverso il rise and fall di Jean-Michel Basquiat. Icaro dell’arte, ha volato, troppo vicino al sole, fino a bruciarsi le ali e cadere nel vuoto.

L’urlo (Yoko Ono)

Performance come oggetto effimero da museo: dal silenzio di Marina Abramović, all’urlo di Yoko Ono.

Performance comme objet éphémère de musée : du silence de Marina Abramović au cri de Yoko Ono.

Yoko Ono, Voice Piece for Soprano & Wish Tree, MoMA, New York (presented through November 28, 2010 in conjunction with the exhibition Contemporary Art from the Collection) >> From a Whisper to a Scream, in INSIDE/OUT blog

Marina Abramović Is Present

La performance, forma artistica effimera per eccellenza, volatile, diventa un oggetto da museo nell’esposizione temporanea di Marina Abramović al MoMa, un tassello all’interno della retrospettiva che il museo dedica all’artista. … continue

Update : La Pivellina di Tizza Covi e Rainer Frimmel

La Pivellina grandit : primé Meilleur film autrichien au Festival Diagonale de Graz. Aujourd’hui le film sera projeté à la Film Society, demain (dimanche) au MoMA de New York, New Directors, New Films ’10.

Who’s That Knocking at My Door?

Who’s That Knocking at My Door ? un film de Martin Scorsese, États-Unis, 1969 (1h30) avec Harvey Keitel, Zina Bethune, Michael Scala… Sorti le 10 juin 2009

È nelle sale il primo lungometraggio, inedito, di Martin Scorsese, Who’s That Knocking at My Door?. Film girato durante gli anni universitari, uscito negli Stati Uniti nel 1969, dopo delle peripezie durate tre anni e diversi titoli. Montaggio non elegante, crudo certo, di una scarna brutalità, con transizioni violente, non certo fluido. Un linguaggio cinematografico sorprendentemente vero, senza orpelli, ma esteticamente attento, ricercato nelle immagini, il film contiene, in potenza, tutta la forza e i germi dell’opera di Scorsese. Un’epopea nata nella strada e da storie vissute, da « persone », in stile gangsterile, che da « personaggi » diventeranno « maschere », segni distintivi del suo cinema. L’energia del film suona come un urlo, in immagini di vitalità urbana che irrompono dai margini, dalle strade di Little Italy in cui il regista è cresciuto, a New York. Le strade del film sono le stesse in cui ha vissuto, la chiesa è la stessa in cui fu chirichetto. La prima scena ha luogo nella cucina di Scorsese: la madre del regista prepara un calzone. Harvey Keitel, il protagonista, impersona il regista mentre i  personaggi portano i nomi dei suoi amici d’infanzia. Le pistole, la strada, la violenza, le ragazze, la cucina, la mamma e la religione. Storie di figli d’immigrati italiani a New York, di bande e di giovani, prigionieri della strada e dell’eredità delle vecchie generazioni, di contraddizioni culturali irrisolvibili. Composto di passaggi rapidi, alternati a sequenze più strutturate, il film sembra una sorta di specchio rotto, di patchwork in cui la narrazione batte un ritmo sincopato, rock, con un’attenzione particolare alla musica, in puro stile Scorsese.

Due scene fra tutte, si staccano dal film come due opere a sé, in cui musica e ritmo cinematografico fanno tutt’uno. La prima, un sogno erotico con evocazioni blasfemo-cristiane, in sottofondo la canzone di The Doors, The End e la seconda, al ralenti, una sorta di scherzo, giochi pericolosi ad imitatio di John Wayne al ritmo di El Watusi di Baretto.

Le premier long-métrage, inédit, de Martin Scorsese, Who’s That Knocking at My Door?, est dans les salles. Le film, tourné pendant les années universitaires, est sorti aux États-Unis en 1969, après tumultueuses histoires et différents titres. Le montage n’est pas élégant, certes, cru, même, d’une brutalité dépouillée, avec des violentes transitions, certainement pas fluide. Un langage cinématographique étonnamment vrai, sans décorations inutiles, mais esthétiquement attentif, très recherché dans les images. Le film contient, en puissance, tout l’entrain et les bourgeons de l’œuvre de Scorsese. Une épopée née dans la rue, d’histoires vécues, de « personnes » au style de gangsters que de « personnages » deviendront « masques », signes distinctifs de son cinéma. L’énergie du film sonne comme un cri, dans des images d’une vitalité urbaine qui déferle des marges, des rues de Little Italy où le réalisateur grandît, à New York. Les rues du film sont les mêmes où il vécut, l’église est celle où il fut enfant de chœur. La première séquence a lieu dans la cuisine de Scorsese : la mère du réalisateur est en train de préparer un calzone. Les flingues, la rue, la violence, les filles, la cuisine, la mamma et la religion. Des histoires de fils d’immigrants italiens à New York, de bandes et de jeunes, prisonniers de la rue et de l’héritage des vieilles générations, de contradictions culturelles insolubles. Composé par des passages rapides, alternés à des séquences plus structurées, le film semble une sorte de miroir cassé, de patchwork où la narration bat un rythme saccadé, rock, avec une attention particulière à la musique, en pur style Scorsese.

Deux scènes entre toutes se détachent du film comme des œuvres à soi, où la musique et le rythme cinématographique font un tout. La première, un rêve érotique avec des évocations blasphèmo-chrétiennes avec comme bande sonore la chanson The End de The Doors et la deuxième, au ralenti, une sorte de scherzo, jeux dangereux en imitation de John Wayne, au rythme de El Watusi de Baretto.

The Pleasure of Being Robbed de Josh Safdie

The Pleasure of Being Robbed, un film de Josh Safdie, États-Unis 2008 (1h10) avec Eleonore Hendricks, Josh Safdie.

New York et ses rues, ses passants. Une jeune fille virevolte dans la ville, sans aucune direction apparente, rêveusement. Une flâneuse à la curiosité obsessive qui la pousse à s’approprier de façon compulsive des sacs des autres, à fouiller parmi les objets découverts, absorber des flashs de vie. Découvrir un nouveau parfum sur un foulard, essayer une crème main d’une inconnue, conduire sa voiture, goûter ses bonbons, découvrir les cadeaux d’autres, regarder des photos d’inconnus. Elle rentre avec une élégance légère et gourmande dans l’intimité des autres et s’envole avec la même légèreté, toujours insaisissable. Le vol : métaphore de l’art ? Eleonore Hendricks, actrice et coscénariste du film, était photographe au moment où elle connut Josh Safdie, le réalisateur : elle prenait à la sauvette des portraits d’inconnus lors des castings. L’inspiration comme un vol : elle volait des images précieuses, des instants d’une vie.

Un film lo-fi, caméra à la main, immédiat mais toujours élégant et soigné qui nous plonge dans le lyrisme des choses simples, vraies. Un film qui puise dans la limite de ses moyens le secret de sa réussite. Flâneuse-voleuse de vies, une démarche qui sonne vaguement familière à mes oreilles. Le plaisir d’être volé et de voler (métaphoriquement parlant, bien sûr).

New York con le sue vie, i suoi passanti. Una giovane ragazza si aggira sognante per la città, senza nessuna direzione apparente. Una flâneuse dalla curiosità ossessiva, che la spinge ad appropriarsi compulsivamente delle borse degli altri, a frugare tra gli oggetti scoperti, assorbire flash di vita. Scoprire un nuovo odore su un foulard, provare una crema per mani di una sconosciuta, guidare la sua macchina, assaggiare le sue caramelle, scoprire i regali di altri, guardare delle foto di sconosciuti. Entra con un’eleganza leggera e golosa nell’intimità degli altri e svanisce con la stessa leggerezza, sempre inafferrabile. Il furto: metafora dell’arte? Eleonore Hendricks, attrice e co-sceneggiatrice del film, era fotografa al momento in cui conobbe Josh Safdie, il regista: prendeva alla sauvette i ritratti di sconosciuti durante dei casting. L’ispirazione come un furto, rubava preziosi immagini, istanti di vita.

Un film lo-fi, camera alla mano, immediato ma sempre elegante e curato, che ci fa immergere nel lirismo delle cose semplici, vere. Un film che trova nel limite dei suoi mezzi il segreto del suo successo. Flâneuse-ladra di schegge di vita, una démarche che suona come vagamente familiare alle mie orecchie. Il piacere di farsi rubare e di rubare (metaforicamente parlando, bien sûr).