Le lucciole sono definitivamente scomparse, come lanciava il grido disperato di Pasolini nel 1975? Le immagini possono essere lucciole (resistenze, sopravvivenze), flebili bagliori che illuminano il presente oscuro? L’immaginazione è politica? Partendo da Come le lucciole. Una politica delle sopravvivenze di Georges Didi-Huberman (Bollati Boringhieri, Torino, 2010), le mie riflessioni sulle Immagini come lucciole sono nel nuovo numero della rivista Engramma dedicato alle Lucciole malgrado tutto, in ottima compagnia con Monica Centanni, Daniele Pisani, Anna Banfi, Maria Bergamo, Guglielmo Bilancioni, Corrado Bologna, Alessandro Dal Lago, Claudio Franzoni, Stefano Bartezzaghi, Laura Waddington…
Lesluciolesont-elles définitivement disparu, comme le cri désespéré de Pasolini en 1975 laissait entendre ? Les images peuvent-elles être lucioles (résistances, survivances), faibles lueurs qui illuminent un présent obscur ? L’imagination est-elle politique ? À partir de La survivance des lucioles de Georges Didi-Huberman (Minuit, Paris, 2009), mes réflexions sur les Images comme des luciolessont dans le nouveau numéro de la revue Engramma dédié aux Lucioles malgré tout.
La sequenza del fiore di carta, di Pier Paolo Pasolini, 1968 con Ninetto Davoli (tratto da Amore e rabbia)
Riccetto, Riccetto, ascoltami, mi senti, mi senti ? Ascolta Riccetto, è Dio che ti parla… Dio, Dio!
Oh, l’hai capito Riccetto? Ti sta parlando Dio.
Mi ascolti adesso?
No.
Eppure ti parlo chiaro.
Fammi un segno, un segno solo e io capirò che vuoi ascoltarmi. Non mi senti? Sei sordo? Non hai orecchi per intendermi?
Ti parlerò lo stesso Riccetto, anche se tu non mi vuoi far alcun segno.
Ed ecco quello che voglio da te. Io voglio da te i tuoi frutti, i tuoi primi frutti.
Quali sono questi frutti?
I frutti del tuo sapere e del tuo volere.
E che cosa sai Riccetto, che cosa vuoi, Riccetto?
È vero, tu sei innocente e chi è innocente non sa e chi non sa non vuole ma io che sono il tuo Dio ti ordino di sapere e di volere.
È contraddittorio, lo so. Forse è anche insolubile. Perché, se tu sei un innocente, non puoi non esserlo e se sei innocente non puoi avere coscienza volontaria.
Dì, a chi ha parlato Cristo, il mio figlio se non agli innocenti e perché? Perché sapessero.
Tu dirai che è presto, che è solo marzo, che non puoi dare i tuoi frutti, che li darai in settembre. Ma che discorsi sono questi? Marzo, settembre… per me, Dio, non sono che vuote parole. Se la fede fa muovere una montagna, figurarsi che importanza ha che sia marzo o settembre.
Ascoltami Riccetto, ascoltami! Un solo sguardo verso il cielo, un solo cenno mi basterebbe.
Ascoltami se non vuoi perderti!
L’innocenza è una colpa, l’innocenza è una colpa, lo capisci? E gli innocenti saranno condannati perché non hanno più il diritto di esserlo.
Io non posso più perdonare chi passa con lo sguardo felice dell’innocente tra le ingiustizie e le guerre, tra gli orrori e il sangue.
Come te, ci sono milioni di innocenti in tutto il mondo, che vogliono scomparire dalla storia piuttosto che perdere la loro innocenza. E io li devo far morire anche se lo so che non possono far altro, io debbo maledirli come il fico e farli morire, morire, morire…
La rabbia di Pier Paolo Pasolini, di Giuseppe Bertolucci, Italia, 2008 (1h23), voci di Giorgio Bassani (poesia) e Renato Guttuso(prosa)
Del mondo antico e del mondo futuro / era rimasta solo la bellezza, e tu, / povera sorellina minore, / quella che corre dietro ai fratelli più grandi, / e ride e piange con loro, per imitarli, / e si mette addosso le loro sciarpette, / tocca non vista i loro libri, i loro coltellini, / tu sorellina più piccola, / quella bellezza l’avevi addosso umilmente, / e la tua anima di figlia di piccola gente, / non hai mai saputo di averla, / perché altrimenti non sarebbe stata bellezza. / Sparì, come un pulviscolo d’oro. / Il mondo te l’ha insegnata. / Così la tua bellezza divenne sua. / Dello stupido mondo antico / e del feroce mondo futuro / era rimasta una bellezza che non si vergognava / di alludere ai piccoli seni di sorellina, / al piccolo ventre così facilmente nudo. / E per questo era bellezza, la stessa / che hanno le dolci mendicanti di colore, / le zingare, le figlie dei commercianti / vincitrici ai concorsi a Miami o a Roma / Sparì, come una colombella d’oro. / Il mondo te l’ha insegnato, / e così la tua bellezza non fu più bellezza. / Ma tu continuavi ad esser bambina, / sciocca come l’antichità, crudele come il futuro, / e fra te e la tua bellezza posseduta dal potere / si mise tutta la stupidità e la crudeltò del presente / te la portavi sempre dietro come un sorriso tra le lacrime / impudica per passività, indecente per obbedienza. / Sparì come una bianca ombra d’oro. / La tua bellezza sopravvissuta del mondo antico, / richiesta dal mondo futuro, posseduta / dal mondo presente, divenne così un male. / Ora i fratelli maggiori finalmente si voltano, / smettono per un momento i loro maledetti giochi, / escono dalla loro inesorabile distrazione, / e si chiedono: « È possibile che Marilyn, / la piccola Marilyn ci abbia indicato la strada? » / Ora sei tu, la prima, tu la sorella più piccola, quella / che non conta nulla, poverina, col suo sorriso, / sei tu la prima oltre le porte del mondo / abbandonato al suo destino di morte.
Du monde antique et du monde futur / la beauté seule était demeurée, et toi, / pauvre petite soeur cadette, / celle qui court derrière ses frères plus grands, / et rit et pleure avec eux, pour les imiter, / toi petite sœur plus jeune, / cette beauté-là tu la portais humblement, / et ton âme de fille de petites gens / n’a jamais su qu’elle la possédait, / sinon il n’y aurait pas eu de beauté. / Le monde te l’a enseignée, / ainsi ta beauté est devenue sienne. / De l’effrayant monde antique et de l’effrayant monde futur / la beauté seule demeurait, et toi / tu l’as traînée comme un sourire obéissant. / L’obéissance demande trop de larmes englouties, / de don aux autres, trop de regards joyeux / qui réclament leur pitié! / Ainsi, ta beauté tu l’as emportée. / Elle disparut comme une poussière d’or. / Du stupide monde antique et du cruel monde futur / demeurait une beauté qui n’avait pas honte / de faire allusion aux petits seins de sœur cadette, / au petit ventre si facilement nu. / A cause de cela il y avait de la beauté, / la même que celle des douces filles de ton monde… / les filles de commerçants qui remportent les concours de Miami ou de Londres. / Elle disparut comme une colombe d’or. / Le monde te l’a enseignée, / ainsi ta beauté ne fut plus de la beauté. / Mais tu étais toujours une enfant, / sotte comme l’antiquité, cruelle comme le futur, / et entre toi et ta beauté possédée par le Pouvoir / prit place toute la stupidité et la cruauté du présent. / Tu la portais toujours comme un sourire entre les larmes, / impudique par passivité, indécente par obéissance. / Elle disparut comme une blanche colombe d’or. / Ta beauté qui a survécu au monde antique, / réclamée par le monde futur, possédée par le monde présent, devint un mal mortel. / Maintenant les frères aînés, enfin, se retournent, / suspendent pour un moment leurs jeux maudits, / se détournent de leur inexorable distraction, / et se demandent: « Est-ce possible que Marilyn, la petite Marilyn, nous ait montré la route? » / Maintenant c’est toi, / celle qui ne compte pas, la pauvre, avec son sourire, / c’est toi la première au-delà des portes du monde / abandonné à son destin de mort. [traduction de Stefano Bevacqua et Annick Bouleau, publiée dans le hors-série "Pasolini cinéaste", Cahiers du cinéma, 1981]
La Pivellina, un film de Tizza Covi et Rainer Frimmel (Vento Film), Italie/Autriche 2009 (1h40), avec Patrizia Gerardi, Walter Saabel, Tairo Caroli, Asia Crippa
Une découverte précieuse, un film entre documentaire et fiction : La Pivellina, une petite perle, subtile et profonde de Tizza Covi et Rainer Frimmel. Plongée dans la vie précaire d’un groupe d’artistes de cirque, dans la banlieue de Rome, en un lieu hybride, terrain vague entouré par des logements populaires, demeuré non construit, comme figé dans un hiver pérenne, dans la boue et le gris. Une vie passée à l’intérieur de logements précaires, des roulottes, des caravanes. L’ordre bourgeois, sa conception du monde et de la vie, ses valeurs sont mis à l’épreuve. L’idée de la vie partagée entre famille, travail et maison (temples de la stabilité), du mythe de l’individu, comme unique système possible, est bouleversée. Les piliers, les règles bourgeoises éclatent. Les réalisateurs nous font rentrer dans une société où la famille est une communauté hétérogène de personnes avec lesquelles on partage l’existence et les difficultés ; une roulotte abrite la maison où l’on grandit et l’on vieillit ; des amis peuvent servir de parents et l’entraide et la solidarité sont le collant social. Un ordre parallèle, alternatif, qui vit dans le silence ; un monde difficile, sans défense, digne dans les privations. La face cachée de la société bourgeoise. Le film suit le chemin de Accattone de Pasolini (1961) et Affreux sales et méchants (1976) de Ettore Scola qui dénonçaient les conditions de pauvreté des gens vivant dans les baraques sur les collines en dehors de Rome. Aujourd’hui la misère, les « marginaux », ceux qui ne rentrent pas dans la « normalité » bourgeoise existent toujours, refoulés en dehors des centres-villes, cachés derrière des barrières qui en empêchent la vue. Les réalisateurs portent sur ce monde un regard tendre, proche. Ils le racontent avec un langage dépouillé, loin du grotesque et de la fiction de Scola, à travers des images simples, élégantes et sans artifices, authentiques, avec justesse. Le choix de filmer des acteurs non professionnels, de vivre leur vie afin de mieux pouvoir la saisir. Un style proche du documentaire, où les dialogues sont issus de l’improvisation et de l’interaction entre les personnages. Des personnages incarnant eux-mêmes, en jouant le rôle de leur vie. La poésie d’une normalité anormale.
Una scoperta preziosa, un film tra documentario e fiction: La Pivellina, una piccola perla, sottile e profonda di Tizza Covi e Rainer Frimmel. Immersione nella vita precaria di un gruppo di artisti di strada, nella periferia di Roma, in un luogo ibrido, terreno vago accerchiato da edifici popolari, inedificato, come congelato in un inverno perenne, nel fango e nel grigio. Una vita trascorsa all’interno di alloggi precari, di roulotte, camper. L’ordine borghese, la sua concezione del mondo e della vita, i suoi valori sono messi alla prova. L’idea della vita scandita tra famiglia, casa e lavoro (templi della stabilità), del mito dell’individuo, come unico sistema possibile, è travolta. I pilastri, le regole borghesi sono frantumate. I registi ci fanno entrare in una società in cui la famiglia è composta da una comunità eterogenea di persone con le quali si condivide l’esistenza e le difficoltà; una roulotte custodisce la casa in cui si cresce e s’invecchia; gli amici assumono il ruolo di genitori e l’aiuto reciproco e la solidarietà sono il collante sociale. Un ordine parallelo, alternativo, che vive nel silenzio; un mondo difficile, senza difese, degno nelle privazioni. Il volto nascosto della società borghese. Il film segue il cammino di Accattone (1961) di Pasolini e di Brutti sporchi e cattivi (1976) di Ettore Scola che denunciavano le condizioni di povertà della gente accatastata nelle baracche sulle colline attorno a Roma. Oggi la miseria, gli “emarginati”, quelli che non rientrano nella “normalità” borghese esistono ancora, respinti dal centro delle città, nascosti dietro a delle barriere di alluminio che ne impediscono la vista. I registi portano su questo mondo uno sguardo affettuoso, vicino. Lo raccontano con un linguaggio spoglio, lontano dal grottesco e dalla finzione del film di Scola, attraverso delle immagini semplici, eleganti e senza artificio, autentiche, con giustezza. La scelta di filmare degli attori non professionisti, di vivere la loro vita con lo scopo di poterla meglio cogliere. Uno stile vicino al documentario, in cui i dialoghi sorgono spontaneamente dall’improvvisazione e dall’interazione tra i personaggi. Dei personaggi che incarnano se stessi, nel ruolo della loro vita. La poesia di una normalità anormale.
Teorema, un film de Pier Paolo Pasolini, Italie, 1968 (1h45), avec Silvana Mangano, Laura Betti, Terence Stamp, Anne Wiazemsky, Massimo Girotti, Ninetto Davoli, musique de Ennio Morricone. Réédition à la Filmothèque du Quartier Latin, 9 rue Champollion, Paris 5ème
I movimenti di Pietro, nell’eseguire queste operazioni, sono meccanici e ispirati; e la sua voce che instancabile li commenta ha perso ogni colorazione: bassa, appena percettibile, essa segue esatta quei movimenti.
Bisogna inventare nuove tecniche - che siano irriconoscibili - che non assomiglino a nessuna operazione precedente. Per evitare così la puerilità e il ridicolo. Costruirsi un mondo proprio, con cui non siano possibili confronti. Per cui non esistano precedenti misure di giudizio. Le misure devono essere nuove, come la tecnica. Nessuno deve capire che l’autore non vale nulla, che è un essere anormale, inferiore - che come un verme si contorce per sopravvivere.Nessuno deve coglierlo in fallo di ingenuità. Tutto deve presentarsi come perfetto, basato su regole sconosciute, e quindi non giudicabili. Come un matto, sì, come un matto. Vetro su vetro, perché Pietro non è capace di correggere - ma nessuno se ne deve accorgere. Un segno dipinto su un vetro corregge senza sporcarlo un segno dipinto prima su un altro vetro. Ma tutti dovranno credere che non si tratti del ripiego di un incapace, di un impotente: bensì che si tratti invece di una decisione, sicura, imperterrita, alta e quasi prepotente: una tecnica appena inventata e già insostituibile. Oppure cellophane o garza incollati su vetro, e tutto trasparente su un po’ di segni che per caso siano riusciti bene sopra un cartone, dopo mille prove penose e mille altri cartoni stracciati. Nessuno deve sapere che un segno riesce bene per caso. Per caso, e tremando: e che appena un segno si presenta, per miracolo, riuscito bene, bisogna subito proteggerlo e custodirlo come in una teca. Ma nessuno, nessuno deve accorgersene. L’autore è un povero tremante idiota. Una mezza calzetta. Vive nel caso e nel rischio, disonorato come un bambino. Ha ridotto la sua vita alla malinconia ridicola di chi vive degradato dall’impressione di qualcosa di perduto per sempre.
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