Berlin, une ancienne gare transformée en musée et à son intérieur, Joseph Beuys, feutré, s’échappe de toute tentative de définition. Ses sculptures restent ouvertes comme autant de questions.
Hamburger Bahnhof, Invaliden Straße 50-51, Berlin
Berlin, une ancienne gare transformée en musée et à son intérieur, Joseph Beuys, feutré, s’échappe de toute tentative de définition. Ses sculptures restent ouvertes comme autant de questions.
Hamburger Bahnhof, Invaliden Straße 50-51, Berlin
Tony Feher, Next On line, The Pace Gallery, 534 West 25th Street, New York dal 13 gennaio al 14 febbraio 2011
Le opere di Kai Althoff trasportano il visitatore in un mondo étrange, stranamente familiare, stranamente estraneo, conturbante e respingente, un salto nel passato, nell’Europa centrale del secolo scorso: un linguaggio che mescola il surrealismo magico alla Chagall, il linearismo prezioso dell’art déco, il secessionismo viennese con l’eleganza alla Klimt ma con l’inquietudine di Schiele. Pittura, scultura e installazione. Althoff ricrea ambienti e situazioni in cui si svolge una favola falsamente innocente, con personaggi fiabeschi in cartapesta e bambole di pezza solo apparentemente innocui che ricordano i pupazzi dei film d’animazione di Svankmajer. Lo spazio espositivo si trasforma in un teatro di marionette espanso e stranamente immoto, in cui aleggia un sentimento che lascia spaesati, nostalgico, magico ma tremendo. Passato ma attualissimo.
Les œuvres de Kai Althoff transportent le visiteur dans un monde étrange, étrangement familier, étrangement étranger, fascinant et repoussant, un saut dans le passé, dans l’Europe centrale du siècle dernier : un langage qui mélange le surréalisme magique à la Chagall, le linéarisme précieux de l’art déco, le sécessionnisme viennois avec une élégance à la Klimt mais avec l’inquiétude de Schiele. Peinture, sculpture et installations. Althoff recrée des environnements et des situations où une fable faussement innocente semble se dérouler, avec des personnages fabuleux en carton-pâte et des poupées en tissu à l’apparence – mais seulement à l’apparence – inoffensifs qui rappellent les personnages des animations de Svankmajer. L’espace de l’exposition se transforme en un théâtre de marionnettes amplifié et étrangement immobile, où un sentiment nostalgique, magique mais terrible flotte, qui laisse le spectateur dépaysé. Passé et terriblement actuel.
Kai Althoff, Gladstone Gallery, 515 West 24th Street, New York fino al 5 marzo 2011
La quatrième image est un passage – le monument (Passages) de Dani Karavan à la mémoire de Walter Benjamin – une descente vertigineuse, un saut dans la mer. Et une phrase de Benjamin, sur l’histoire, la mémoire, les noms :
C’est bien plus difficile d’honorer la mémoire des anonymes que celle des personnes célèbres. La construction historique est consacrée à la mémoire de ceux qui n’ont pas de nom. W. Benjamin.
La quarta immagine è un passage – il monumento (Passages) di Dani Karavan alla memoria di Walter Benjamin – una discesa vertiginosa, un salto nel mare. E una frase di Benjamin, sulla storia, la memoria, i nomi:
È più difficile onorare la memoria delle persone anonime che quella delle persone celebri. La costruzione storica è consacrata alla memoria di coloro che non hanno nome. W. Benjamin.
Une partie, un fragment (une mutilation) qui finit par incarner une totalité, devient un tout, œuvre à part entière. La main de la Victoire de Samothrace. Une hypothèse lyrique personnelle sur la genèse du Peine del viento (Peigne du vent) d’Eduardo Chillida, qui s’est dessinée dans mon esprit lors de la lecture d’une conversation entre l’artiste et Martin de Ugalde. Une main qui caresse le vent, comme un peigne, et effleure la mer.
–EC. : (…) Un jour, soudainement, que j’arrivais au Louvre et je passais par les salles égyptiennes afin de monter ensuite à celles dédiées à la peinture par les escaliers où est la Victoire de Samothrace, je me trouvais vers les salles à droite où se trouvent les fresques de la Renaissance et, en passant, je suis tombé tout d’un coup sur une vitrine dans laquelle il y avait une main mutilée qui venait d’apparaître, que je n’avais jamais vu parce que c’était une pièce nouvelle, là-bas ils disaient qu’elle avait été découverte récemment et qu’on croyait qu’elle appartenait à la Victoire de Samothrace… Je suis resté paralysé, parce que ça c’était la Grèce, n’est-ce pas ? C’était une rencontre inattendue avec la Grèce et en plus les mains m’intéressent beaucoup, comme tu sais, je dessine beaucoup la main ; ainsi, je me rendis compte, en ce moment, que la Grèce n’était plus dangereuse, comme elle l’avait été pour moi, qu’elle n’avait plus ce pouvoir, dans le mauvais sens du terme, sur moi, de me dérouter, parce que j’étais très consolidé dans ma ligne fondamentale… Je me rendis compte de ça quand je vis cette main et j’eus en plus l’impression que le grec pouvait en cette étape, à la place de me soustraire, m’apporter des choses…
–MdU : Seulement à travers de cette main.
–EC : Seulement à travers de cette main. Ensuite, je retournais à l’hôtel, je rencontrais Pili (sa femme n.d.t) et je lui dis : hé, j’ai vu ça, viens voir cette merveille… (extrait de Hablando con Chillida de Martin de Ugalde, la traduction est la mienne).
Una parte, un frammento (una mutilazione) che finisce per incarnare una totalità, diventa un tutto, opera a sè. Un’ipotesi lirica personale sulla genesi del Peine del viento (Pettine del vento) di Eduardo Chillida che si è disegnata nella mia mente durante la lettura di una conversazione tra l’autore e Martin de Ugalde. Una mano che accarezza il vento, come un pettine, e sfiora il mare.
–EC: (…) Un giorno, all’improvviso, arrivavo al Louvre e passavo per le sale egiziane per salire poi a quelle della pittura per le scale dove c’è la Vittoria di Samotracia, mi misi verso le sale a destra, dove si trovano gli affreschi del Rinascimento e, passando, mi sono imbattuto in una vetrina in cui c’era mano mutilata, appena apparsa, che non avevo mai visto perché era un reperto nuovo, lì dicevano che era stata scoperta recentemente e che credevano fosse della Vittoria di Samotracia… Rimasi paralizzato, perché questo era la Grecia, no? Era un incontro inatteso con la Grecia e, per di più, le mani mi interessano molto, come sai, disegno molto la mano; così, mi resi conto, in quel momento, che la Grecia non mi era più pericolosa, come lo era stata, che non aveva più potere su di me, nel senso cattivo della parola, di farmi deviare, perché ero consolidato sulla mia linea fondamentale… Mi resi conto di questo quando vidi questa mano ed ebbi l’impressione che il greco in questa tappa poteva non più sottrarmi ma apportarmi delle cose…
–MdU: Solo attraverso questa mano.
–EC: Solamente attraverso questa mano. In seguito, sono tornato all’hotel, vi incontrai Pili (sua moglie n.d.t) e le dissi: hey, ho visto questo, vieni a vedere questa meraviglia… (estratto da Hablando con Chillida di Martin de Ugalde, traduzione mia).
La complexité de FRESH HELL – la création face à l’histoire – tissée par Adam McEwen :
L’exposition FRESH HELL plonge dans l’histoire, proche ou lointaine, mais n’opère pas à coup de sonde verticale. Elle brosse des mouvements latéraux et organiques, génère nombre de paradoxes et la fraîcheur qu’elle apporte est constamment balayée par le souffle des revenants.
Les têtes des rois jadis sur la façade de Notre-Dame, décapités par les révolutionnaires, sont face à une œuvre de Rudolf Stingel (Untitled, 2002) que les visiteurs sont invités à égratigner, un geste violent, insolent – révolutionnaire – à la base de la création. La création passe par la destruction ?
La complessità di FRESH HELL – la creazione di fronte alla storia – intessuta da Adam McEwen:
L’esposizione FRESH HELL s’immerge nella storia, vicina o lontana, ma non opera con uno scandaglio verticale. Spazzola movimenti laterali e organici, genera numerosi paradossi e la freschezza che apporta è costantemente spazzata dal soffio dei revenants.
Le teste dei re una volta sulla facciata di Notre-Dame, decapitate dai rivoluzionari, stanno di fronte ad un’opera di Rudolf Stingel (Untitled, 2002)che i visitatori sono invitati a graffiare, un gesto violento, insolente, dissacratore – rivoluzionario – alla base della creazione. La creazione passa attraverso la distruzione?
Fresh Hell, Carte Blanche à Adam McEwen au Palais de Tokyo du 19 octobre 2010 au 16 janvier 2011
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