
Rue de Lancry, Paris 10ème
Quand l’art urbain défie l’art officiel, quand le musée débarque dans la rue, une galerie du Louvre peut s’improviser sur un pan de mur du Canal Saint-Martin. Le jeu du street art entre l’artiste, le support et le temps, se complique ultérieurement : la confrontation avec le modèle est obligatoire (et quasi toujours sanglante) et l’environnement rentre avec force dans l’œuvre. L’approche avec les maîtres officiels de l’histoire de l’art est souvent irrévérencieuse, l’esprit est celui de la dérision et de l’ironie : sorte de tentative d’assassinat de l’aura de ces œuvres-icônes masquée en hommage artistique. L’environnement complique ensuite la signification et la perception de l’image. Ainsi, Le Radeau de la Méduse de Géricault re-vu par par Jérôme Mesnager glisse doucement sur la rive du canal, transporté par les eaux placides et son drame touche à sa fin. À ses côtés la Joconde siège, imperturbable comme d’habitude, insaisissable mais équipée à toute éventualité, même à l’exondation : l’artiste l’hommageant élégamment d’un tube pour respirer dans l’eau et l’échelle étant à portée de main pour s’envoler soudainement.
Quando l’arte urbana sfida l’arte ufficiale, quando il museo approda sulla strada, una galleria del Louvre può essere improvvisata su un pezzo di muro del Canal Saint-Martin. Il gioco della street art tra l’artista, il supporto e il tempo, si complica ulteriormente: il confronto con il modello è obbligatorio (e quasi sempre sanguinoso) e l’environnement entra con forza nell’opera. L’approccio con i maestri ufficiali della storia dell’arte è spesso irriverente, lo spirito è quello della derisione e dell’ironia: sorta di tentativo di omicidio dell’aura di opere-icone mascherata da omaggio artistico. L’environnement complica in seguito il significato e la percezione dell’immagine. Così, La zattera della Medusa di Géricault rivista da Jérôme Mesnager scivola dolcemente sulla riva del canale, trasportata dalle acque placide e il suo dramma giunge così alla fine. Accanto, la Gioconda campeggia, imperturbabile come al solito, misteriosa ma equipaggiata per ogni eventualità, anche all’esondazione: l’artista omaggiandola elegantemente di un boccaglio per respirare sott’acqua e la scala a portata di mano per fuggire improvvisamente.






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