
Jim Jarmusch, serata di presentazione in anteprima del suo nuovo film The Limits of Control, entra nella sala accolto da un’ovazione. La sua introduzione al film è un invito a cancellare ogni aspettativa e a vivere il film come in un sogno o come in preda a un fungo allucinogeno. Il film termina e l’impressione viva è quella di avere preso parte ad un’allucinazione: un elegante sciamano africano dalla tenuta sempre impeccabile, dall’espressività contenuta e rigida di una maschera, guida il film attraverso un periplo dai toni dell’intrigo di spie e traffici internazionali, tra personaggi onirici, frasi e gesti ripetuti come ritornelli ossessivi, come arcane parole d’ordine, gesti criptici, sospende lo spettatore nella ricerca di un senso per quel viaggio, nella sensazione sempre presente di essere ad un passo dalla verità, dalla scoperta di quel senso che tuttavia rimane celato. Concatenazioni improbabili, coincidenze, impressioni di déjà-vu. Elementi legati uno all’altro, in un’apparente percezione di logicità. Ogni passo e ogni gesto sono necessari al successivo. Ogni gesto sembra rivelatore di un disegno più grande, tra predizioni che si avverano e giochi di specchi. Ma nulla è logico. Come in un sogno. Un film strano. Il film che non ti aspetteresti mai da Jim Jarmusch. Un film surrealista, un film europeo. Un film astratto, concettualmente. Ma un film profondamente visivo. Con immagini forti, di una grande potenza evocativa. Un omaggio alla spiritualità e alla creazione nella sua accezione più astratta e immateriale. Non una vendetta ma una rivincita che si consuma, attraverso le mani assassine dello sciamano, sacerdote celebrante di questa allucinazione, dello spirito sopra il potere e il cinismo della necessità materiale.
Jim Jarmusch, soirée de présentation de l’avant-première de son nouveau film The Limits of Control, rentre dans la salle, accueilli par une ovation. En introduisant le film, il invite à effacer toute attente et à vivre le film comme s’il se passait dans un rêve ou sous les effets d’un champignon hallucinogène. Le film termine et la vive impression est celle d’avoir pris part à une hallucination : un élégant chaman africain à la tenue toujours impeccable, à l’expressivité contrôlée et figée comme un masque, guide le film à travers un périple aux tonalités de l’intrigue d’espions et de trafiques internationales, entre des personnages oniriques, des phrases et des gestes répétés comme des refrains obsessifs, comme des mots d’ordre arcanes, des gestes cryptiques. Il suspend le spectateur en une quête du sens de ce voyage, dans la sensation toujours présente d’être près de la vérité, de la découverte de sens qui demeure malgré tout caché. Des concaténations improbables, des coïncidences, des impressions de déjà-vu. Des éléments liés les uns aux autres, dans une apparente perception de logicité. Chaque pas et chaque geste est nécessaire au successif. Chaque geste semble une révélation d’un dessein plus grand, entre des prédictions qui s’avèrent et des jeux de miroirs. Mais rien n’est logique. Comme dans un rêve. Un film étrange. Le film qu’on ne s’attendrait pas de Jim Jarmusch. Un film surréaliste, un film européen. Un film abstrait, conceptuellement. Mais un film profondément visuel. Avec des images puissantes, d’une grande force évocatrice. Un hommage à la spiritualité et à la création dans son aspect le plus abstrait et immatériel. Pas de vengeance, mais une revanche à travers les mains assassines du chaman, prêtre officiant de cette hallucination, de l’esprit sur le pouvoir et le cynisme de la nécessité matérielle.
The Limits of Control, 2009, un film de Jim Jarmusch, avec Isaac de Bankolé, Tilda Swinton, Bill Murray, Paz de la Huerta… Sortie le 3 décembre 2009




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