La bocca del lupo (La gueule du loup), de Pietro Marcello, Italie, 2009 (1h15). Meilleur film au Torino Film Festival. Meilleur documentaire à la Berlinale.

Un nuovo linguaggio documentario, cinematografico, una narrazione ad incastro mette insieme i pezzi rotti di vite difficili, un racconto di una storia d’amore e una ricerca nell’anima della città di Genova, tra presente e passato. Il racconto procede per suggestioni, è un viaggio tortuoso, la ricostruzione di una storia, a ritroso, con accelerazioni improvvise e ritorni nel passato attraverso le immagini d’archivio amatoriali. Segue i percorsi labirintici dei vicoli stretti di Genova, della prostituzione e della criminalità, dei marginali. Immerso nel buio delle strade della città ma con lo sguardo volto verso il mare, luogo d’approdo e di partenza, scenario di vecchia e nuova immigrazione. Pietro Marcello racconta con pudore e sensibilità la fragilità della povertà, la scelta del percorso criminale come reazione vitale del più debole contro la ferocia spietata del mondo che lo rigetta e lo inghiotte. Racconta l’incontro in prigione, la storia d’amore tra Enzo, immigrato siciliano, e Mary, una transessuale. Due vite tra la droga, la galera, i problemi di soldi. Un legame forte, il sodalizio di due solitudini con il sogno di una casa in campagna da cui guardare il mare. Una boccata d’aria, uno sguardo nuovo, diverso nel buio dell’Italia contemporanea.

Un nouveau langage documentaire, cinématographique, une narration à emboîtement met ensemble les morceaux cassés de vies difficiles, un récit d’une histoire d’amour et une recherche dans l’âme de la ville de Gênes, un voyage entre le présent et le passé. Le récit procède par suggestions, c’est un voyage tortueux, la reconstruction d’une histoire à rebrousse-poil, avec des accélérations soudaines et des retours en arrière, dans le passé, à travers des images d’archive d’amateurs. Il suit les parcours labyrinthiques des ruelles étroites de Gênes, de la prostitution et de la criminalité, des marginaux. Plongé dans l’obscurité des rues de la ville mais avec le regard orienté vers la mer, lieu d’arrivé et de départ, scénario de la vieille et de la nouvelle immigration. Pietro Marcello raconte avec pudeur et sensibilité la fragilité de la pauvreté, le choix du parcours criminel comme réaction vitale des plus faibles contre la férocité sans pitié du monde qui les rejette et les englouti. Il raconte la rencontre en prison, l’histoire d’amour entre Enzo, un immigré sicilien, et Mary, une transsexuelle. Deux vies entre la drogue, la galère, les problèmes d’argent. Un lien soudé, l’union de deux solitudes avec le rêve d’une maison de campagne d’où regarder la mer. Une bouffée d’air, un regard nouveau, différent dans l’obscurité de l’Italie contemporaine.

Film en Compétition Internationale au festival Cinéma du Réel en programmation aujourd’hui 26 mars (en présence du réalisateur) et demain 27 mars. Dans le cadre du Festival Histoires d’It. 3 - Le Nouveau Documentaire italien, séance en présence du réalisateur lundi 30 mars à l’Institut Culturel Italien 73, rue de Grenelle Paris 7ème (appeler pour réservation).