Underground Spirit

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L’esprit underground – à pouvoir le visualiser, le rendre en une image, en faire une métaphore visuelle – il serait comme un fleuve, un fléau spirituel, une vague noire comme de l’encre de Chine. Il s’enfuirait en sortant des égouts, comme d’une boîte de Pandore, fluide comme une masse fluctueuse, compacte et sinueuse en même temps. Il envahirait le monde au-dessus. Il se déploierait comme une vague composée par d’innombrables âmes noires qui se noient en lui et qui, en se détachant et retombant en mille gouttes sur terre, s’évaporeraient au soleil, en demeurant inertes au sol comme autant de flaques noires.

Lo spirito underground – a poterlo visualizzare, renderlo in un’immagine, farne una metafora visiva – sarebbe come un fiume, una pandemia spirituale, un’onda nera come l’inchiostro. Scapperebbe uscendo dalle fogne, come da un vaso di Pandora, fluido come una massa flottante, compatta e sinuosa al tempo stesso. Invaderebbe il mondo di sopra. Si estenderebbe come un’onda composta da tante anime nere che si disperdono in esso e che, staccandosi e ricadendo in mille gocce su terra, evaporerebbero al sole, rimanendo inerti al sole come tante pozzanghere nere.

Momentos que solo puede vivir… el dibujante, graffiti de ESCIF (anonime valencien) / graffiti di ESCIF (anonimo valenziano) . Interview, here.

Bodegón* architectural

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Fair is foul, and foul is fair (È bello il brutto, e brutto il bello / Horrible est le beau, beau est l’horrible) Shakespeare, MacBeth, act I

La beauté et la laideur. Sans laideur, il n’y aurait pas de beauté. La laideur est toujours là à nous rappeler, par contraste, la nécessité de la beauté. La laideur est un cri, une prise de conscience, nécessaire. Nous oblige à prendre position. La laideur est nécessaire. Ces constructions sont nécessaires. Elles surgissent de la terre comme un memento mori, une nature morte espagnole du Siècle d’or. La beauté est éphémère, un équilibre précaire.

La bellezza e la bruttezza. Senza la bruttezza, la bellezza non esisterebbe. La bruttezza è sempre lì a ricordarci, per contrasto, la necessità della bellezza. La bruttezza è un grido, una presa di coscienza, necessaria. Ci obbliga a prendere posizione. La bruttezza è necessaria. Queste costruzioni sono necessarie. Sorgono dalla terra come un memento mori, una natura morta spagnola del Secolo d’oro. La bellezza è effimera, un equilibrio precario.

*bodegón : natura morta spagnola / nature morte espagnole

Sud

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Il mercato a Valencia, morte e vita si affiancano nel parossismo di vitalità, i colori caldi delle spezie, variazioni delle textures, abbondanza disordinata, esuberanza mediterranea. Aria a pieni polmoni, calore ritrovato, odori e suoni dal ventre della madre. Sud.

Le marché à Valencia, mort et vie se cotoyent dans le paroxisme de la vitalité, les couleurs chaudes des épices, les variations des textures, l’abondance désordonnée, exubérance méditerranéenne. De l’air à pleins poumons, une chaleur retrouvée, odeurs et sons du ventre de la mère. Sud.

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Gore Goya (Nature morte)

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Al mercato di Valencia, luogo della materia : la vita, la terra, la carne. Nature morte, realismo materico di Goya. Quando arte, percezione e realtà si confondono.

Au marché de Valencia, lieu de la matière : la vie, la terre, la chair. Natures mortes, réalisme matérique de Goya. Quand art, perception et réalité se confondent.

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