Jason Dodge chez Yvon Lambert

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Des objets du quotidien, isolés ou mis en relation entre eux, créent un nouveau langage, contradictoire, énigmatique : deux ampoules dialoguent, face à face, … continue

Michael Brown chez Yvon Lambert

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Brouillement du sens, du statut des objets : Michael Brown crée des installations, recrée des environnements à travers la composition d’objets issus de la vie quotidienne, de la société de consommation, façonne des objets. Le brouillement du sens vient de l’inversement significatif du geste artistique : l’artiste n’emprunte pas l’objet en soi, pour le décontextualiser, le déplacer et à travers ce geste lui conférer le statut d’objet artistique – ready made. Michael Brown emprunte à la fois l’objet et le concept et le transforme avec des matériaux reproduisant l’apparence de l’originel. Il le transfigure, en fait un double, ressemblant mais pas interchangeable. Dépouillé du vécu, de toute utilité, « poli », cet objet nouveau, conceptualisé, a le pouvoir d’une idole, d’un totem. Il catalyse l’idée, devient image métaphorique, miroir qui désigne l’objet et la société qu’il représente. Une chaise pliante de jardin entourée par des canettes vides, polies : reconstruction aseptique d’une scène triviale, de post-consommation, de loisir à bas prix, elle reproduit une image désolante de vanitas, une représentation poignante de la société de consommation.

Offuscamento del senso, dello statuto degli oggetti: Michael Brown crea delle installazioni, ricrea degli ambienti attraverso la composizione di oggetti provenienti dalla vita quotidiana, della società dei consumi, modella degli oggetti. L’offuscamento del senso deriva dall’inversione significativa del gesto artistico: l’artista non prende a prestito l’oggetto in sé, per decontestualizzarlo, spostarlo e attraverso questo gesto conferirgli lo statuto di oggetto artistico – ready made. Michael Brown si appropria al tempo stesso dell’oggetto e del suo concetto e lo trasforma con dei materiali che riproducono l’apparenza dell’originale. Lo trasfigura, ne fa un doppio, simile ma non intercambiabile. Spogliato del vissuto, d’ogni utilità, lucidato, quest’oggetto nuovo, concettualizzato, ha il potere di un idolo, di un totem. Catalizza l’idea, diventa immagine metaforica, specchio che designa l’oggetto e la società che esso rappresenta. Una sedia pieghevole da giardino attorniata da delle lattine vuote, lucidate: ricostruzione asettica di una scena triviale, di una post-consumazione, di piacere a basso costo, essa riproduce un’immagine desolante di vanitas, una rappresentazione feroce della società dei consumi.

Michael Brown, Galerie Yvon Lambert, 108, rue Vieille du Temple, Paris 3ème du 13 février au 27 mars 2010

Locus Solus chez Yvon Lambert

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Locus Solus. La galerie Yvon Lambert invite les visiteurs à une promenade dans le territoire in-forme de l’art et des nombreux (et célébrissimes) artistes de la galerie. Un parcours silencieux dans une sorte d’espace-territoire où les œuvres sont disséminées et brillent, liées les unes aux autres par des affinités électives, chacune proposant une ouverture vers un monde ailleurs, comme autant de boîtes magiques qui renvoient le spectateur à des univers lointains. Tantôt évocatrices de réalités lointaines, d’espaces imaginaires et mentaux, et tantôt génératrices d’espace, signes du « territoire » : du locus solus qui prend la place de l’espace neutre de l’exposition (le white cube), un « territoire », façonné par les œuvres, et où les œuvres résonnent. Un territoire, un paysage, un espace de déambulation. Un lieu solitaire, espace de réflexion, de découverte.

Locus Solus. La galleria Yvon Lambert invita i visitatori ad una passeggiata nel territorio in-forme dell’arte e dei numerosi (e celebri) artisti della galleria. Un percorso silenzioso in una sorta di spazio-territorio in cui le opere sono disseminate e brillano, legate le une alle altre da delle affinità elettive, ognuna proponendo un’apertura verso un mondo altro, come tante scatole magiche che rinviano lo spettatore a degli universi lontani. Da una parte evocratrici di realtà lontane, di spazi immaginari e mentali e dall’altra generatrici di spazio, segni del “territorio”: del locus solus che prende il posto dello spazio neutro dell’esposizione (il white cube) ma che diventa “territorio” scolpito dalle opere e in cui le opere risuonano. Un territorio, un paesaggio, spazio di deambulazione. Un luogo solitario, spazio di riflessione, di scoperta.

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Œuvres photographiées de Loris Gréaud, Giulio Paolini, Louise Bourgeois, Stefan Brüggemann, Roman Opalka, Jason Dodge, Olafur Eliasson.

Locus Solus, Galerie Yvon Lambert 108 rue Vieille du Temple Paris 3ème, du 20 octobre au 23 décembre 2009

Shilpa Gupta chez Yvon Lambert

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La première de Shilpa Gupta à la galerie Yvon Lambert : exposition des œuvres récentes. Des installations hétéroclites. Et un subtil fil rouge, qui les lie. Jeu de contrastes et détournements des messages, entre le langage conventionnel des objets et sa transformation déroutante à travers du processus artistique. Et une menace subtile, fine inquiétude, une peur sous-jacente. Des micros qui ne captent plus les sons, mais qui les transmettent, en se transformant en des haut-parleurs, véhicules de messages. Un livre qui ne peut pas être feuilleté : le risque est de se brûler, le livre est incandescent, interdit. Le « danger » intellectuel, le potentiel caractère subversif du livre devient danger réel, physique. Des signaux qui n’indiquent plus des directions, mais donnent des avertissements, qui sonnent comme des menaces. Une œuvre composée par des savons qui portent dessous gravé un message explicite de « menace » (« THREAT »). Une installation qui joue aussi avec le supposé caractère intouchable (sacrée) de l’art : les visiteurs sont invités au contraire à s’approprier des savons : la menace s’efface ainsi peu à peu, l’œuvre disparaît, ainsi que le savon avec son utilisation.

La première di Shilpa Gupta alla galleria Yvon Lambert: esposizione delle opere recenti. Delle installazioni disparate. E un sottile filo rosso che le lega. Gioco di contrasti e dirottamenti dei messaggi, tra il linguaggio convenzionale degli oggetti e la sua trasformazione sorprendente tramite il procedimento artistico. E una minaccia sottile, una sottile inquietudine, una paura soggiacente. Dei microfoni che non captano più i suoni ma li trasmettono, trasformandosi in altoparlanti, veicoli di messaggi. Un libro che non può essere letto: il rischio è di bruciarsi, il libro è incandescente, vietato. Il “pericolo” intellettuale, il potenziale carattere eversivo del libro diventa pericolo reale, fisico. Dei signali che non indicano più la direzione ma danno degli avvertimenti che suonano come minacce. Un’opera composta di saponi che portano sopra esplicitamente inciso un messaggio di “minaccia” (“THREAT”). Installazione che gioca anche con la supposta intoccabilità (sacrale) dell’arte: i visitatori sono invitati al contrario ad appropriarsi dei saponi: la minaccia si cancella così poco a poco, l’opera sparisce così come il sapone attraverso l’utilizzo.

Shilpa Gupta, Recent Works. Galerie Yvon Lambert, 108 rue Vieille du Temple, Paris 3ème jusqu’au 15 octobre 2009